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Clarity on KPMG Switzer­land

Encourager l’innovation. Favoriser le changement. Rapport annuel 2019

Le mot du CEO

Stefan Pfister
CEO KPMG Suisse

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La faculté d’adaptation est la clé de la réussite

Un coup d’œil sur les grandes forces motrices de l’économie suisse laisserait penser que peu de choses ont changé au cours des 12 derniers mois: la transformation numérique de l’économie, les taux d’intérêts historiquement bas et les incertitudes géopolitiques, ainsi que les projets de réforme non aboutis au niveau de l’État, prédominent toujours. Cependant, cette vision est trompeuse: la transformation de l’économie, des conditions politiques et de la société est si fondamentale que l’on parle, à juste titre, d’une disruption.

Nos clients sont aussi concernés que nous-mêmes par ces changements. C’est avec d’autant plus de fierté que nous portons un regard rétrospectif sur l’exercice qui vient de s’achever: KPMG a pu augmenter son chiffre d’affaires net pour atteindre un nouveau record absolu de CHF 455,3 millions (+1,5%). Les divisions Audit, avec CHF 259,3 millions (+1,9%), et Conseil juridique et fiscal, avec CHF 132,8 millions (+2,8%) ont fourni les principales contributions à ce record. La division Conseil aux entreprises, qui a traversé une phase de réorientation, a réalisé CHF 63,2 millions (-2,7%). S’agissant du Consulting, grâce à une concentration claire sur les thèmes liés à la transformation numérique, KPMG est désormais parée au mieux pour affronter l’avenir également dans ce domaine.

Ce résultat dans l’ensemble très satisfaisant est dû, entre autres, aux importantes innovations technologiques introduites à l’échelle de l’entreprise. Désormais, nos clients profitent de différentes manières de notre capacité d’innovation: l’année dernière, nous avons ainsi investi quelque 6% de notre chiffre d’affaires dans la numérisation afin de rendre nos analyses de données encore plus pertinentes et nos propositions de solutions encore plus efficaces. Au sein de l’Insights Center, véritable fleuron de KPMG Suisse dans le domaine Data & Analytics, nos clients peuvent découvrir une nouvelle dimension de la visualisation et de l’analyse des données et ainsi utiliser systématiquement leurs propres données avec une qualité inconnue à ce jour.

En tant qu’entreprise tournée vers l’avenir, nous proposons à nos collaborateurs des conditions-cadres attractives, parmi lesquelles des formes de travail plus flexibles et des initiatives pour l’apprentissage tout au long de la vie ainsi que pour la promotion du sport et de la santé du personnel. En 2019, KPMG a investi plus de CHF 8 millions dans la formation initiale et continue et embauché environ 600 nouveaux professionnels. Notre déménagement au nouveau siège social (temporaire) de Zurich-Binz et dans le quartier neuf de Pont Rouge à Genève, deux véritables quartiers «branchés», a également eu un effet revitalisant.

Nous n’oublions pas non plus le public: KPMG est consciente de sa responsabilité pour des marchés financiers stables, transparents et qui fonctionnent bien ainsi que pour une société vivante. C’est la raison pour laquelle nous apportons, année après année, une contribution importante pour positionner la Suisse en tant que place économique attractive et digne de confiance.

Nous adressons à nos clients, à nos collaborateurs et à nos partenaires commerciaux un grand merci pour l’exercice couronné de succès qui vient de s’achever.

Clarity on KPMG Switzerland

KPMG poursuit sa croissance

Résultat annuel 2018/19

Pour l’exercice clôturé au 30 septembre 2019, KPMG Suisse a une fois encore réalisé un très bon résultat et battu un nouveau record. La transformation numérique des entreprises suisses, la persistance de taux bas et la grande incertitude régnant dans le domaine de la réglementation et de la politique commerciale ont fortement marqué le dernier exercice de KPMG.

606.4
Total chiffre d’affaires brut
0.6
Variation
455.3
Total chiffre d’affaires net
1.5
Variation
Chiffres en millions de CHF

Croissance
1.5
1.9
2.8
-2.7
Total chiffre d’affaires net 2019 en mio. CHF 2018 en mio. CHF Variation Part du CA
Audit 259,3 254,4 1,9% 56,9%
Conseil juridique et fiscal 132,8 129,2 2,8% 29,2%
Conseil aux entreprises 63,2 64,9 -2,7% 13,9%
Total chiffre d’affaires net 455,3 448,5 1,5% 100%
Télécharger les faits et chiffres

Évolution des activités

La disruption de l’économie, au cœur de laquelle se trouve la gestion des chances et des risques de la numérisation, est toujours le principal moteur pour KPMG. Elle touche tous les secteurs d’activités et nécessite de gros investissements. Cependant, elle ouvre aussi des perspectives entièrement nouvelles, et ce tant dans le domaine de l’audit que dans celui du conseil.

Audit
Conseil juridique et fiscal
Conseil aux entreprises
Services financiers
Régions de marché
Audit
Conseil juridique et fiscal
Conseil aux entreprises
Services financiers
Régions de marché
Audit
259.3
Total chiffre d’affaires net
en mio. CHF
1.9

Analyses complètes et IPO

La division Audit a encore pu augmenter son résultat et a porté son chiffre d’affaires net à CHF 259,3 millions (+1,9%). Des possibilités technologiques toujours plus étendues, tant du côté clients que du côté de KPMG, ont favorisé cette évolution positive. Elles permettent, côté des clients, la réorganisation complète des processus financiers et de gestion et, côté KPMG, la standardisation, l’automatisation et la centralisation des principales tâches d’audit. Cela augmente ainsi la sécurité des audits et la pertinence de nos rapports. Grâce à des analyses de données complètes, nous proposons à nos clients des prestations complémentaires innovantes dans le domaine de l’assurance.

Au cours du dernier exercice, les entrées en bourse (IPO) ont également été un facteur positif, KPMG ayant accompagné ses clients tout au long du processus IPO, en les aidant en particulier dans la mise à disposition de l’ensemble des informations financières pertinentes et dans la restructuration de la gouvernance. Il est réjouissant de constater que le marché suisse des capitaux est toujours attractif pour des entreprises de tailles diverses, notamment pour celles qui élaborent leurs rapports selon référentiel comptable Swiss GAAP RPC.

Dans quelques entreprises, la pression persistante à la hausse sur le franc suisse et les incertitudes quant à l’accès libre de la Suisse au marché intérieur européen à l’avenir (accord-cadre) entraînent une hésitation concernant des projets d’investissement de plus ou moins grande ampleur. Les entreprises réfléchissent très précisément pour savoir quels investissements sont judicieux en Suisse et lesquels ne le sont pas (ou plus). La place économique suisse fait bien d’en tenir compte pour cultiver de façon ciblée les avantages qui sont les siens.

Conseil juridique et fiscal
132.8
Total chiffre d’affaires net
en mio. CHF
2.8

L’accent sur la mobilité du personnel

La division Conseil juridique et fiscal a augmenté son chiffre d’affaires net, le portant à CHF 132,8 millions (+2,8%). La forte demande persistante de prestations dans le domaine des services de mobilité globale a été l’une des raisons expliquant les bons résultats de la division. Ici sont utilisées des solutions technologiques arrivées à maturité, grâce auxquelles les clients maîtrisent, conformité avec la loi, les défis complexes que leur pose le droit fiscal avec des centaines ou des milliers d’expatriés, et peuvent profiter efficacement des avantages de la mobilité globale. Dans le domaine du conseil fiscal, les prestations pour les clients ont également été très demandées à l’occasion de grandes opérations de fusions & acquisitions et de restructurations complexes.

Dans le domaine du conseil juridique, ce sont surtout des prestations en rapport avec la mobilité du personnel ou s’inscrivant dans le cadre de la régulation du marché suisse du travail qui ont été demandées. Dans l’ensemble, différentes modifications structurelles ont cependant été nécessaires dans le domaine du conseil juridique, ce qui s’est répercuté négativement sur le résultat de cette division.

Conseil aux entreprises
63.2
Total chiffre d’affaires net
en mio. CHF
2.7

Stratégies numériques et nombreuses fusions et acquisitions

La division Conseil aux entreprises a réalisé un chiffre d’affaires net de CHF 63,2 millions (-2,7%). La réorientation entreprise au cours des deux dernières années et la concentration sur le secteur consulting, qui allait de pair avec une réduction des capacités, ont été déterminantes dans le recul du chiffre d’affaires. La demande, de la part des clients industriels, de prestations de conseil pour maîtriser la transformation numérique, planifier et utiliser les systèmes ERP, optimiser la fonction financière dans les entreprises, créer la cyber-sécurité et optimiser toute la chaîne de création de valeur ajoutée est cependant restée continuellement forte. Ce sont surtout les clients du secteur des sciences de la vie qui ont demandé beaucoup d’aide afin de lutter contre la criminalité économique et de garantir la conformité légale en tous points et dans tous les pays.

Le secteur Deal Advisory, qui assiste les clients dans toutes les phases d’achats et de ventes d’entreprises (ou de parties d’entreprises), pour la planification et la création de joint ventures et de partenariats stratégiques, ainsi qu’en cas de restructurations, a continué à évoluer de manière très positive.

Services financiers
35
Part du CA

Transformation permanente

Pour de nombreux clients du secteur financier, l’application dans le respect de la loi des nouveaux règlements tels que Mifid II et l’ancrage des exigences fortement durcies de la FINMA en matière de gouvernance des entreprises ont été au centre des préoccupations.

Les banques avaient notamment besoin de conseils pour la trans-formation de la gestion des risques, avec notamment la modernisation des processus de compliance, ce qui inclut des visualisations inédites, ainsi qu’avec l’aide pour les fusions-acquisitions et pour la transformation numérique de la fonction financière des entreprises. La gestion du passé n’est pas encore terminée chez de nombreux prestataires financiers, ce qui se traduit par des besoins persistants d’aide pour la mise en place de dispositifs de lutte contre le blanchiment d’argent. Les travaux préparatoires nécessaires à la mise en œuvre correcte des modifications légales à venir, comme la LSFin et la LEFin, ont suscité beaucoup d’attention et une demande en conséquence.

Les clients du secteur assurances recherchaient en particulier une aide pour l’introduction correcte des nouveaux standards de compatibilité IFRS 9 et IFRS 17 et pour la lutte contre les cyber-risques. La tendance aux modèles commerciaux numériques se poursuit, avec notamment l’automatisation des processus, par exemple pour le traitement des sinistres ou pour le développement de produits personnalisés, ainsi qu’avec l’utilisation d’algorithmes basés sur l’intelligence artificielle et permettant de meilleures prévisions.

Régions de marché
40
Part du CA

Évolution positive dans les régions

KPMG a également enregistré une évolution positive de son activité dans les différentes régions de marché. Le segment de marché des moyennes entreprises est un pilier important de KPMG, qui y réalise 40% environ de son chiffre d’affaires net. L’activité a évolué de manière très stable et durable dans le domaine de l’audit, tout comme dans celui du conseil fiscal, du conseil juridique et du conseil aux entreprises. KPMG a de plus gagné de nouveaux clients renommés sur le marché régional.

En 2019, KPMG a aussi fortement investi sur ce marché: à côté de l’encouragement ciblé de la relève sur les différents sites, l’entreprise a également investi dans des processus efficaces, automatisés et numérisés et dans le développement de prestations multidisciplinaires par un seul fournisseur, dont profitent les clients régionaux.

Les principaux moteurs et changements pour les clients régionaux sont les défis liés aux incertitudes actuelles du marché, dus entre autres à la poursuite de l’organisation des relations bilatérales entre la Suisse et l’UE ainsi que le Royaume-Uni, et les nombreuses incertitudes géopolitiques dans les marchés émergents importants. L’application de la réforme de la fiscalité des entreprises dans les cantons, la transformation numérique, la forte densité réglementaire, par exemple dans le domaine de la protection des données, et la difficulté à trouver des collaborateurs qualifiés constituent des défis supplémentaires.

KPMG s’engage de différentes façons au niveau régional: par des coopérations avec des réseaux importants et des entreprises locales sur des thèmes spécifiques comme la cyber-sécurité et la fiscalité, et par sa participation dans des associations professionnelles et des chambres de commerce.

  • 08
    Posez des questions lors des conférences, présentations et apéritifs professionnels et démarquez-vous avec vos publications.
    Daniel Zuberbühler
    Ancien régulateur LOREM FINMA, KPMG Alumni
  • 07
    Les relations doivent être entretenues – car de nouvelles portes ne cessent de s’ouvrir et de nouvelles opportunités passionnantes apparaissent continuellement.
    André Zemp
    Directeur de l’hôpital Waid und Triemli, KPMG Alumni
  • 06
    Il est important de faire confiance à un petit groupe de personnes et d’échanger régulièrement avec elles.
    Giorgio Behr
    Professeur émérite et professeur honoraire à l’Université de St-Gall, avocat et expert-comptable diplômé, président du Conseil d’administration et propriétaire du Groupe BBC, KPMG Alumni
  • 05

    Comment entretenez-vous les échanges avec les diverses parties prenantes, p. ex. les Alumnis?

    Notre culture de la communication ouverte et honnête s’étend à nos collaborateurs, à nos clients et au grand public. Notre expérience montre que rester en contact avec les personnes qui sont parties en retraite ou ont quitté KPMG est bénéfique pour les deux parties. Les événements et les groupes fermés d’utilisateurs sur les réseaux sociaux constituent d’excellentes plateformes d’échange. Ce cadre a fait émerger plusieurs idées et opportunités d’affaires.

  • 04

    Pourquoi le débat public est-il important pour KPMG?

    Chez KPMG, nous sommes fiers de contribuer activement au débat public dans nos secteurs d’expertise. Disposant de mandataires au sein de plusieurs instances professionnelles, universités et groupes de réflexion, nous suivons les développements sur le terrain – nous participons ainsi à l’amélioration de l’économie future. Nous nouons des liens avec un large public par notre leadership éclairé, notre engagement auprès des médias et la communication de nos positions sur les sujets économiques. De cette façon, nous partageons notre savoir et soulignons notre attachement à l’intégrité et aux compétences de haut niveau pour les générations à venir.

  • 03

    Comment assurez-vous la proximité avec le marché et développez-vous les connaissances correspondantes?

    Savoir écouter et discuter avec notre clientèle nous permet de comprendre leurs activités et de mener à bien les nôtres. Ainsi réunis, nous cernons parfaitement les secteurs économiques, les régions et le paysage politique suisses. Nous anticipons les problèmes et les soucis avant même leur apparition. Et notre approche tournée vers l’avenir aide nos clients à gérer les défis et à les transformer avec succès. Discuter avec le marché et l’écouter: telle est la clé de notre réussite. Le «marché», bien entendu, dépend fortement des personnes qui travaillent et prennent les décisions pour leurs entreprises au quotidien. Les dirigeants sont aux avant-postes de l’économie. Tous les échanges avec nos clients sont précieux car ils enrichissent et approfondissent notre compréhension de l’environnement macroéconomique.

  • 02

    Quelle valeur accordez-vous au suivi des relations?

    Déontologie et intégrité, sens aigu de l’indépendance et de la conformité orientent toutes nos actions et nous guident dans tous nos choix professionnels. Dans le même temps, notre travail s’appuie sur des liens forts avec différents partenaires de notre écosystème. Nous sommes convaincus que la qualité relationnelle est une base solide qui favorise l’épanouissement de la confiance, ce qui profite à tous.

  • 01
    Entretenir de bonnes relations avec les clients et le public permet de mieux comprendre les choses et donc de faire de meilleures prévisions.
    Hélène Béguin
    Responsable de la Suisse romande, membre du Conseil d’administration
  • Soigner ses relations

    Hélène Béguin parle de l’importance du dialogue et du réseautage dans le monde des affaires.

    Créer la confiance

    Echange entre la pratique et la doctrine: Philipp Hallauer et le professeur Peter Leibfried discutent des attentes et de la réalité dans le domaine de l’audit.

  • 01
    Les lecteurs du bilan s’attendent à ce que notre opinion soit neutre et objective.
    Philipp Hallauer
    Responsable National Quality & Risk Management, KPMG Suisse
  • 02
    Plus les chiffres sont mauvais, plus les mots sont lénifiants.
    Prof. Dr. Peter Leibfried
    Institut pour Accounting, Controlling & Auditing, Université Saint-Gall
  • 03

    L’audit est-il devenu plus risqué?

    Philipp Hallauer: L’audit en lui-même a toujours été risqué. Le statut d’organe, la responsabilité solidaire et le fait que nous ne soyons pas présents chez le client tout au long de l’année sont des aspects importants. Viennent encore s’y ajouter à présent la dynamique du changement, l’évolution technologique fulgurante et la régulation transfrontalière croissante. L’intérêt des médias et du public pour notre travail augmente par conséquent continuellement.

  • 04

    Comment gérez-vous le décalage entre les attentes et la réalité (expectation gap) dans votre profession?

    Philipp Hallauer: Oui, l’expectation gap fait partie de mon quotidien depuis 30 ans. Il est en rapport direct avec la confiance, base centrale et condition du bon fonctionnement du marché des capitaux et de notre économie. Les acteurs du cycle économique doivent avoir confiance dans notre travail. Nous devons leur fournir ce qu’ils sont en droit d’attendre d’un audit. Les auditeurs doivent et peuvent combler cette lacune, si elle existe. D’autre part, le décalage entre attentes et réalité tient aussi à ce que le grand public pense parfois que nous occupons la fonction d’un Compliance Officer, que nous devrions détecter toutes les irrégularités et que nous sommes les garants de la survie de l’entreprise à plus ou moins long terme. Dans le cadre de notre mandat légal, nous ne pouvons pas répondre à de telles attentes. Ce point doit être clarifié une fois pour toutes. La branche, les autorités, le monde politique et surtout les médias portent ici une responsabilité.

  • 05

    La tendance à «plus de sécurité» et «plus de contrôle» est dans l’air du temps. Va-t-il être plus difficile de s’adapter à cette attente?

    Philipp Hallauer: Là, je vous donne raison. Aujourd’hui, l’être humain ne veut connaître, si possible, ni accidents ni surprises. Et s’il arrive quelque chose malgré tout, il faut toujours qu’il y ait un coupable. D’un autre côté, cette attitude souligne l’importance et la pertinence de notre profession. Avec de nouvelles méthodes de contrôle, de nouvelles approches et aussi plus de moyens dans les contrôles, nous pouvons répondre à beaucoup de ces attentes et combler les écarts entre attente et réalité. Cependant, c’est à d’autres organismes de répondre à l’attitude fondamentale générale de la société en faveur d’une sécurité et d’un contrôle absolus. Car il y aura toujours des erreurs dans l’économie, et il y aura aussi toujours des entreprises qui sombreront.

  • 06

    Le comportement des collaborateurs face aux risques a-t-il changé par rapport à précédemment?

    Philipp Hallauer: C’est effectivement une question pertinente. Aujourd’hui, le lien social unissant à un employeur n’est plus le même qu’il y a 50 ans. La mobilité mondiale y contribue. Cela a une influence sur le comportement des employés face aux risques et aux erreurs, y compris en particulier chez les cadres. La loyauté est moins marquée, ce qui veut dire que si quelque chose tourne mal, on peut poursuivre son chemin ailleurs. Dans l’espace anglo-saxon, cette culture est encore plus marquée, d’autant plus que là-bas, l’échec en lui-même n’est pas connoté aussi négativement. En même temps, et précisément pour cette raison, la densité réglementaire est, par exemple aux États Unis, beaucoup plus importante qu’en Europe. Mais nous sommes en très bonne voie pour les rattraper…

  • 07

    L’approche d’audit actuelle sera-t-elle un jour remplacée par une procédure d’audit en temps réel?

    Philipp Hallauer: On en parle effectivement dans la branche. Ce serait une approche véritablement intéressante. Cependant, un traitement en temps réel de l’ensemble des processus complexes à l’œuvre dans des groupes mondiaux n’est pas tâche facile. Nous verrons bien où nous mènera l’innovation sur ce thème.

  • 08

    Quel rôle l’indépendance joue-t-elle au niveau de l’audit?

    Philipp Hallauer: L’indépendance est une condition centrale pour la révision externe. Sans indépendance, l’organe de révision perd sa crédibilité et donc la confiance de toutes les parties prenantes, quelle que soit la manière dont l’audit a pu être réalisé. Les lecteurs de bilans ont confiance dans la neutralité et l’objectivité de notre jugement. C’est précisément pour cette raison qu’il existe, au niveau national comme au niveau international, quantité de règles du jeu dont nous garantissons le respect par une multitude de processus et de contrôles, par de la formation et de la communication. Le fait que toutes les parties prenantes n’entendent pas la même chose avec le concept d’indépendance vient encore compliquer la situation…

  • 09

    Un réviseur peut-il être à 100% indépendant?

    Philipp Hallauer: À vrai dire, on n’est véritablement indépendant que si l’on est prêt, dans certaines circonstances, à abandonner ou à perdre un mandat. Ce n’est bien sûr que le «worst case», mais il s’agit en définitive d’une conviction interne ou d’éthique professionnelle qui donne à un auditeur la force d’affronter un gros et important client avec détermination et conviction, et de lui expliquer pourquoi nous ne pouvons plus, le cas échéant, être complices d’un état de fait. En plus de cette «indépendance de fait», il s’agit également de respecter la perception extérieure, «l’indépendance en apparence». En effet, si quelqu’un vient à poser la question «Ce réviseur est-il vraiment indépendant?», la crédibilité et donc la confiance sont menacées.

  • 10

    La séparation des Big 4 en entreprises d’audit et de conseil distinctes est-elle judicieuse?

    Philipp Hallauer: Le concept d’audit-only n’a encore jamais été appliqué. On en reparle au Royaume-Uni. Comme beaucoup, je suis sceptique à cet égard. Après la crise financière, même l’UE, plutôt adepte des régulations, a refusé l’idée d’une séparation des prestations d’audit et de celles ne relevant pas de l’audit. Nous appliquons un modèle multidisciplinaire. Nos clients attendent des équipes dont les capacités et les compétences reposent sur une large base.

  • 11

    Pourquoi l’implication de spécialistes de divers domaines est-elle importante pour la révision?

    Philipp Hallauer: Les exigences importantes à satisfaire par une révision nécessitent aussi, outre des auditeurs bien formés, des spécialistes IT, des spécialistes Forensic, des experts fiscaux, des spécialistes de la prévoyance personnelle, des juristes, etc. Dans un scénario où les entreprises se limiteraient à l’audit, il serait illusoire de croire que celles-ci pourraient recruter et conserver ces spécialistes dans le même nombre et la même qualité.

    Le modèle commercial multidisciplinaire actuel, qui permet l’intervention de spécialistes internes au profit des clients «audit» et l’offre de toute la gamme de prestations aux clients «conseil» est plus durable. Les équipes d’audit profitent ainsi de la vaste expérience et d’une grande motivation des spécialistes nécessaires. Ce modèle suppose cependant une culture axée sur la qualité des audits et ancre chez tous les collaborateurs une prise de conscience forte de l’intérêt que porte le public à notre travail.

  • 12

    La Suisse devrait-elle s’inspirer plus fortement de l’UE en matière de réglementation?

    Philipp Hallauer: Je suis contre un élargissement de la réglementation. Dans le domaine de l’audit et de la comptabilité, la Suisse a depuis toujours repris les normes internationales déjà très abondantes, ou a aligné ses standards sur celles-ci. Beaucoup plus important me paraît être l’échange institutionnalisé entre notre branche, les autorités concernées et les milieux politiques, afin de continuer à renforcer la compréhension et donc aussi la qualité des audits.

  • 13

    Que fait KPMG pour renforcer la qualité des audits en Suisse?

    Philipp Hallauer: L’audit est un produit mondial, KPMG a donc lancé au niveau mondial différentes initiatives dans lesquelles nous sommes fortement impliqués. L’introduction d’un système complet de gestion de la qualité est une mesure centrale. Ce système repose sur le nouveau standard international ISQM-1. S’y ajoute l’implémentation d’un nouveau logiciel d’audit qui, basé sur un flux de travail prédéterminé, garantit que l’auditeur traite tous les aspects importants d’un contrôle. Par ailleurs, Big Data et numérisation font leur entrée dans notre travail. Nous assistons à une pénétration croissante du Data Analytics dans les travaux d’audit, ce qui permet d’automatiser les tâches routinières et d’avoir ainsi une plus grande latitude de jugement.

  • 14

    Les investissements importants exercent une pression sur les marges – qu’est-ce que cela signifie pour la concurrence?

    Philipp Hallauer: Ces investissements doivent nous permettre de pouvoir finalement faire encore mieux notre travail, mais aussi de le faire de façon plus ciblée et donc plus efficace. Mais ils ont aussi, bien entendu, leur prix. De toute façon, avec la professionnalisation croissante des comités d’audit, les clients ont pris conscience du fait que l’audit apporte une plus-value importante, qui augmente même encore grâce aux investissements.

  • 15

    Quelles conséquences la numérisation a-t-elle pour la chaire en audit et accounting?

    Prof. Peter Leibfried: La numérisation modifie fondamentalement le travail scientifique! Autrefois, un étudiant avait peut-être lu 30 rapports annuels pour un travail de master, qu’il avait évalués selon des critères quelconques. Il en avait peut-être parcouru 100 ou 300 pour un travail de doctorat. Aujourd’hui, les étudiants programment un algorithme qui analyse l’ensemble des textes de 500 rapports annuels en trois secondes, permettant des évaluations en langage courant, menant à des conclusions telles que «Plus les chiffres sont mauvais, plus les mots sont lénifiants». Nous nous en étions toujours doutés, maintenant nous pouvons le démontrer scientifiquement. C’est le nouveau monde de la science analytique dans le domaine de l’audit et de l’accounting.

110%. Un engagement reflété dans les chiffres.

Nos collaborateurs sont la clé de notre réussite. Avec leur engagement, leur compétence technique, leur capacité d’innovation et leur flexibilité, ils créent jour après jour les bases de relations durables avec les clients.

2092
Collaborateurs
17%
Collaborateurs à temps partiel
42 / 58
Femmes / Hommes
59
Nationalités chez KPMG Suisse
185096
Heures de formation continue
757
Heures de travail consacrées à des services pro bono, montant total CHF 151'725
  • 03

    Tobias Valk

    Membre du Conseil d’administration

    Contactez-moi
  • 02

    Hélène Béguin

    Membre du Conseil d’administration

    Contactez-moi
  • 01

    Roger Neininger

    Président du Conseil d’administration

    Contactez-moi
  • Conseil d’administration

    Direction générale

  • 01

    Stefan Pfister

    CEO

    Contactez-moi
  • 02

    Philipp Hallauer

    Responsable National Quality & Risk Management, KPMG Suisse

    Contactez-moi
  • 03

    Stefan Kuhn

    Responsable du conseil fiscal et juridique

    Contactez-moi
  • 04

    Lukas Marty

    Responsable de l'audit

    Contactez-moi
  • 05

    Philipp Rickert

    Responsable des services financiers

    Contactez-moi

Interlocuteurs régionaux

Lausanne
Portrait of David Oberson
David Oberson
Associé, Responsable du siège de Lausanne
Berne
Portrait of Hans Jürg Steiner
Hans Jürg Steiner
Associé, Responsable de la région Berne-Mittelland
Genève
Portrait of Yvan Mermod
Yvan Mermod
Associé, Responsable du siège de Genève
Neuchâtel
Portrait of Fabien Perrinjaquet
Fabien Perrinjaquet
Director, Co-responsable de la région de marché Neuchâtel, Jura et Jura bernois
Portrait of Valérie Reymond Benetazzo
Valérie Reymond Benetazzo
Director, Co-responsable de la région de Neuchâtel, Jura et Jura bernois
Bâle
Portrait of Claudio Boller
Claudio Boller
Associé, Responsable de la région de Bâle
Zurich
Portrait of Roman Wenk
Roman Wenk
Associé, Responsable de la région de Zurich
Saint-Gall
Portrait of Peter Michael
Peter Michael
Associé, Responsable de la région de Suisse orientale
Schaan
Portrait of Hans Vils
Hans Vils
Associé, Responsable du siège de Schaan, KPMG Suisse / Liechtenstein
Lugano
Portrait of Lorenzo Job
Lorenzo Job
Partner, Responsable de la région de Tessin
Zoug
Portrait of Thomas Affolter
Thomas Affolter
Associé, de la région de Suisse centrale
Lucerne
Portrait of Thomas Affolter
Thomas Affolter
Associé, Responsable de la région de Suisse centrale
Lausanne
Berne
Genève
Neuchâtel
Bâle
Zurich
Saint-Gall
Schaan
Lugano
Zoug
Lucerne
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