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La pandémie du COVID-19 accélère la fin du marché automobile traditionnel et offre des opportunités pour les industries

La fin du marché automobile traditionnel

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La pandémie de COVID-19 conduit à l’émergence de marchés automobiles bien distincts à travers le monde. « Le marché traditionnel des véhicules privés est en train de se dissoudre, et la COVID-19 va considérablement accélérer ce processus » annonce Bruno Magal, Head of Automotive chez KPMG Luxembourg à la lumière de la 21ème édition du Global Automotive Executive Survey 2020 publiée par KPMG. « La disponibilité des matériaux de base va fortement influencer les règlementations industrielles et les choix  technologiques des constructeurs et équipementiers » rajoute-t-il. Les subsides et les cadres législatifs spécifiques vont créer des marchés différents dans chaque pays ou région, dont le Grand-Duché de Luxembourg.

KPMG s’attend à une remontée de la production et des ventes de véhicules à travers le monde durant le dernier trimestre de cette année. Néanmoins, parallèlement à la propagation du virus, l’augmentation des capacités de production arrivera par vagues et va fortement varier entre les régions du monde. « Les constructeurs ayant une forte présence en Chine ont ressenti les conséquences économiques de la pandémie bien plus tôt que ceux dont l’activité principale se situe en Amérique ou en Europe. De la même manière, la relance économique est attendue par vagues successives. Les constructeurs doivent maintenant prendre en compte ce modèle « par vagues » dans leur stratégies respectives » insiste Bruno Magal.

Les consommateurs et la sécurité sanitaire

Un autre constat qui découle de cette étude, c’est que la pandémie va fondamentalement modifier la demande des consommateurs et par conséquent, générer des opportunités pour les constructeurs. « Les consommateurs perçoivent, encore plus qu’auparavant, la voiture comme un moyen d’assurer leur protection » explique Bruno Magal. « Ils vont dès lors soigneusement réfléchir et soupeser l’investissement qu’ils comptent faire dans la mobilité et dans leur santé. Les constructeurs doivent se positionner et intensifier leurs relations avec les clients exactement dans cette réflexion-là. En ces temps d’incertitudes qui auront forcément un coût sur les consommateurs, la clé se trouve dans le développement de solutions de mobilités flexibles et peu onéreuses. En Chine par exemple, la crainte de la contagion a déjà conduit à une augmentation de la demande dans les segments hauts et bas de gamme du marché automobile. » La même situation s’était produite en 2003 lors de la crise du SARS. 

Les professionnels et le moteur à combustion interne

Pour la première fois dans l’histoire des 21 éditions de cette étude, les experts interrogés estiment que le moteur à combustion interne ne représentera plus la part de marché principale dans le futur. La plupart d’entre eux estime qu’à l’horizon 2030, les différents modes de propulsion (carburant fossile, électricité, hydrogène) se partageront équitablement le marché. « Le COVID-19 va provoquer du retard dans le développement des futures groupes motopropulseurs, en particulier si les programmes de subsides subissent des modifications profondes » conclut Bruno Magal.

Et au Luxembourg ?

L’électrification du parc automobile est dans tous les esprits et des décisions structurantes et collégiales seront nécessaires pour soutenir et accélérer ce développement. Avec une moyenne de 126 gCO2/km en 2017, le pays a besoin d’une impulsion supplémentaire s’il veut atteindre les recommandations européennes de 95 gCO2/km en 2021¹.

Toutefois, ces décisions devront prendre en compte l’ensemble de l’écosystème pour avoir un impact significatif sur la santé de notre planète, notamment la production du véhicule, son utilisation, son recyclage et l’infrastructure de recharge. « Les résultats de l’étude sont sans appel. Fournir une expérience de recharge facile et sans contrainte est essentiel au développement du marché des véhicules électrifiés et par conséquent d’un parc automobile carbon friendly. Ce qui relaye d’ailleurs les préconisations de l’

Association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA) qui propose à la Commission Européenne une liste de 10 recommandations clés pour la révision de la directive Alternative Fuels Infrastructure Directive »² en vue d’une accélération du déploiement de l’infrastructure de recharge électrique et hydrogène en Europe » explique le Head of Automotive.

Le pays joue aussi la carte de la filière hydrogène. « Encore peu connue du grand public, elle fait l’objet de nombreuses recherches et sa percée dans le secteur de l’énergie et du transport est imminente » complète Bruno Magal. Cette filière confirme son importance par sa présence depuis 5 années consécutives dans le top 5 des tendances majeures de l’étude.

A propos de l’étude

Pour cette 21ème édition du “KPMG Global Automotive Executive Survey 2020” plus de 1,100 dirigeants de l’industrie automobile et des technologies, et plus de 2,000 consommateurs de 30 pays différents ont été interrogés en février 2020. 59% d’entre eux sont des cadres dirigeants d’entreprises au chiffre d’affaire supérieur à 1 milliard USD et 22% des entreprises au chiffre d’affaire supérieur à 10 milliards USD. L’étude complète au format interactif est accessible en suivant ce lien automotive-institute.kpmg.de.

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