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La mobilité urbaine est devenue un enjeu de société majeur : explosion de la demande, changements économiques, évolutions technologiques, défis environnementaux. On ne possède plus son moyen de transport mais on choisit ses modes de mobilité en fonction de ses besoins, de l’offre et de sa géographie.

Si la mobilité en tant que service est devenu un vrai phénomène social, ce nouvel usage s’accélère grâce à la digitalisation du secteur et l’implication des pouvoirs publics. Ces derniers saisissent l’opportunité d’offrir des déplacements plus écologiques et de réduire les flux grâce aux vertus de l’économie du partage.

Beaucoup d’acteurs privés se positionnent sur ce marché très prometteur et les segments sont nombreux, même si l’absence de synergies limite sa rentabilité. La cannibalisation des transports publics freinant l’efficience de l’offre, il semble que la réussite de la mobilité comme service passera par une collaboration saine et fructueuse des acteurs publics et privés.

Nous avons identifié deux modèles futurs pour la mobilité urbaine pour la ville :

  • le choix d’un champion local par la ville
  • l’instauration par celle-ci d’une plateforme neutre qui regroupe plusieurs acteurs. Divers essais et régulations sont en cours dans les grandes villes mondiales. 

La mobilité comme service 

3

principaux moteurs

La croissance de l’économie collaborative

La promotion des déplacements responsables par le gouvernement et le régulateur

Les avancées technologiques (électrisation, véhicules autonomes, connectés…)

Cette nouvelle mobilité redistribue les profits vers de nouveaux acteurs (plateformes partagées, services digitaux) ; et ne se concentre plus majoritairement sur les canaux traditionnels de ventes de véhicules.
 
Les véhicules vont continuer à être très présents dans les milieux urbains. Certes leurs volume diminue mais leur utilisation va s’intensifier pour répondre à la forte demande des nouveaux usages (moins de voitures personnelles mais plus de chauffeurs VTC).

La mobilité en tant que service est la tendance lourde du secteur.
La valeur ajoutée de la mobilité réside dans l’offre de mobilité proposée, plus que dans sa possession.
La forte digitalisation du milieu accélère encore plus cette transition.

Changement de modèle économique : la mobilité comme service

+60%

Evolution de la part des profits réalisés par les non producteurs d’équipements (automobiles, scooter…) entre 2015 et 2030, passant de 32% à 51%

(Source : Globaldata, GSG Analysis)

3 changements structurels : vert, partagé et autonome 

Nous anticipons les mobilités zéro-émission comme futur standard de déplacement dans les milieux urbains, bénéficiant d’un prix de plus en plus abordable et d’initiatives des villes souhaitant verdir leurs espaces urbains en faisant tomber les barrières à l’entrée de ces mobilités (bornes, voies réservées, circulation prioritaire aux véhicules verts…).

  • L’économie de partage ou collaborative s’inscrit dans cette dynamique, et les nouvelles mobilités, encouragées par l’urbanisation croissante devront se plier à une utilisation partagée et responsable.
  • Enfin, si à court et moyen terme, c’est le soutien aux véhicules zéro-émissions qui prime, la stratégie de long terme s’oriente vers les véhicules totalement autonomes et intelligents, permettant notamment aux municipalités de désengorger les axes de trafic.

3

axes organisés autour des investissements et des opportunités des mobilités

La zéro-émission

Le partage

Le véhicule autonome

3 changements structurels : vert, partagé et autonome

30%

C’est la part des véhicules électriques dans la production automobile mondiale en 2035 (aujourd’hui 2%).


(Source : EV Volumes, GSG Analysis)

20%

De la distance totale voyagée sera partagée entre utilisateurs en 2035

L’écosystème de la mobilité 

L’écosystème de la mobilté aujourd’hui

Un marché bouleversé par une offre très large, un grand nombre d’acteurs et de nouveaux entrants.

Un grand choix de mobilité :

  • 2 roues / 4 roues
  • Avec ou sans chauffeur
  • Electrique ou non
  • Individuel ou collectif


La forte digitalisation du secteur augmente sa concentration : les acteurs impliqués souhaitent étendre leurs services à un maximum de formes de mobilités, car la concurrence est rude sur chaque segment.

Voir l'écosystème de la nouvelle mobilité    ▼

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X2

On estime que la demande globale de mobilité va doubler d’ici 30 ans

L’arrivée de nouveaux entrants complexifie le marché en plein essor et les batailles pour gagner des parts de marchés ont lieu sur divers segments.
Le milieu tend continuellement vers plus de concentrations. Les acteurs cherchent à diversifier au maximum leurs offres.

Les nouvelles mobilités génèrent des externalités à réguler 

La croissance de ces nouvelles mobilités cannibalise les transports publics et congestionne les zones urbaines. Le confort et l’accessibilté des nouvelles formes de mobilité poussent un nombre croissant d’utilisateurs à les préférer aux transports publics classiques. 
 
  • Cela résulte en une perte de contrôle des services publics sur ses flux de mobilités au detriment du secteur privé
  • La congestion urbaine est paradoxalement renforcée par des solutions qui visent à la réduire
  • Les distances parcourues sont donc fortement augmentées, puisque les utilisations actuelles des nouvelles mobilités ne sont pas encore assez partagées (Uber pour un petit groupe de personnes au lieu d’un bus, metro…)
  • Certains investissements publics lourds deviennent obsolètes car délaissés par les utilisateurs.
  • L’environnement trop concurrentiel laisse les entreprises présentes avec des ressources sous-utilisées.


Ce qui oblige le secteur public à apporter des réponses :

  • Limitation du nombre de services de e-hailing (comme Uber ou Lyft) à Paris pour éviter les véhicules qui tournent dans le vide
  • Obligation en Chine de résider là où l’on propose ses services.
  • Restrictions fortes sur les services de e-scooter à San Francisco.
Les nouvelles mobilités génèrent des externalités à réguler

29%

Taux de congestion global en ville, en augmentation constante, il atteint 37% à New York, 39% à Paris, 46% à Rio de Janeiro, 59% à Moscou.

(Source : Tom Tom traffic congestion index, GSG Analysis).

Le développement de ces mobilités nouvelles cannibalise les transports publics, les poussant à réagir et à réguler.
Ce phénomène ainsi que la perte de contrôle que cela induit sur les pouvoirs publics les poussent à devoir réguler.

Les clés pour réussir dans cette transformation 

Une collaboration public/privé indispensable :

Les services publics et privés ont intérêt à collaborer pour construire la mobilité de demain et proposer :
- La réalisation de synergies et mutualisation avec d’autres acteurs pour rendre le secteur rentable
- La transmission et les analyses de données recueillies par le secteur privé pour diriger les politiques publiques en termes de pollution et gestion du trafic.
- L’élargissement de l’offre publique en s’appuyant sur les outils et les solutions du secteur privé (Micro Transit : du domicile au transport en commun).
 

Pour s’épanouir dans les grandes villes, les acteurs privés devront aider les acteurs publics à :

- Optimiser leurs investissements dans les mobilités
- Réduire le trafic et le nombre de voitures personnelles
- Rendre la mobilité accessible à tous

Selon ces conditions, 2 modèles de mobilités s’envisagent :

1. La ville choisit un champion local et développe avec lui une plateforme.

2. La ville comme plateforme neutre qui centralise les différents acteurs.

Les clés pour réussir dans cette transformation

Même si l’atterrissage du marché reste encore aujourd’hui difficile à déterminer, certains facteurs clés semblent indispensables pour réussir :
• Une collaboration nécessaire et efficace entre les services publics et les acteurs privés
• Envisager des formes de mobilités en complément du transit de masse
• Proposer une mobilité accessible à tous

Un marché prometteur mais encore mal maîtrisé 

4 modèles économiques possibles

Aujourd’hui, le modèle économique n’est pas abouti et la rentabilité n’est pas encore au rendez-vous pour la majorité des activités. Beaucoup de sources de profits sont encore inexploitées. De nombreuses sources de profits sont encore à développer, en particulier en ce qui concerne l’implémentation digitale des nouvelles mobilités.

Les clés pour réussir dans cette transformation

1.

Gestion des leads

Autour principalement de l’activation des leads et de leur fidélisation

2.

Commissions d’intermédiaire

Autour principalement de l’activation des leads et de leur fidélisation

3.

Assister les pouvoirs publics

Accompagner les villes dans leur regain de contrôle du trafic et des flux et les faire collaborer avec les acteurs privés.

4.

Flotte opérationnelle

Lancer ou renforcer les services de type e-hailing ou car-sharing déjà existants.

Voir le mapping des acteurs du digital    ▼

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Ils en parlent

Nous avons tous un intérêt et un devoir envers les générations futures, celui de s’assurer que les bénéfices de la mobilité que nous prenons pour acquis ne forment pas un fardeau insoutenable pour notre environnement.

Elliot Morley 
Ancien membre du Parlement Britannique et Ministre du Climat

Les voitures électriques ne vont pas prendre le marché d’un coup, mais ce sera un processus progressif.

Carlos Ghosn 
Ancien Président-directeur général de Renault

On a besoin de deux types de véhicules électriques : des gros utilitaires et des transports urbains à haute densité de passagers.

Elon Musk 
Président-directeur général de Tesla et de
SpaceX

Nous ne nous arrêterons pas tant que toutes les voitures ne seront pas électriques. 

Elon Musk 
Président-directeur général de Tesla et de
SpaceX