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Le WWOOFing : travail ou bénévolat ?

Le WWOOFing : travail ou bénévolat ?

[Décryptages – Générations]

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[KPMG Décryptages] Le WWOOFing : travail ou bénévolat ?

Le WWOOFing (initialement Working Week-ends on Organic Farms, devenu World-Wide Opportunities on Organic Farms) consiste à faire découvrir des exploitations agricoles biologiques à des invités (les WWOOFers), accueillis gratuitement et partageant la vie quotidienne des exploitants.

Le mouvement est né en 1971 au Royaume-Uni. Présent dans une quarantaine de pays, il se développe en France depuis 2007. On estime que quelque 800 exploitants accueillent chaque année environ 10 000 WWOOFers dans l’Hexagone.

Le WWOOFing ne doit pas être confondu avec le CouchSurfing, un service d’hospitalité temporaire et gratuit entre particuliers. Alors que le CouchSurfing se limite à l’hébergement, le WWOOFing propose gîte et couvert tout en prévoyant que les participants s’impliquent dans les activités de la ferme, avec l’objectif de découvrir la vie agricole et de paratager les plaisirs de la nature.

Cette contribution soulève une complexe question de droit social. L’implication des invités dans les travaux agricoles relève-t-elle de l’entraide et du bénévolat ou constitue-t-elle un travail déguisé ? Pour l’association WWOOF France, qui assure leur mise en contact, la relation qui s’établit entre exploitants et participants est présumée non salariée car elle ne comporte aucun lien de subordination. Elle ne relève pas non plus du dispositif de stage, puisque ses objectifs ne s’inscrivent pas dans un cursus pédagogique.

Dans quelques cas, les caisses sociales du monde agricole ont imposé des pénalités aux exploitants au motif que leurs rapports avec les WWOOFers s’apparentaient à ceux qui lient un employeur à ses salariés. Ces cas, rares, n’ont pas encore donné matière à une jurisprudence solide. La question de l’existence d’un éventuel contrat de travail se double d’une autre relative à la responsabilité de chacun en cas d’accident. Sur ce dernier point non plus, aucune jurisprudence précise n’est encore établie. Cependant, pour prévenir ce risque, WWOOF France conseille à ses membres – exploitants et,participants – de prendre une assurance appropriée.

En l’absence de situation effective de subordination, la plupart des juristes estiment que le WWOOFing n’est pas assimilable à un contrat de travail. Sur le plan du droit, rien ne s’oppose donc, semble-t-il, à ce qu’il prospère en France. A condition que les WWOOFers conservent la clef des champs !

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