• Valérie Besson, Associée |
2 min de lecture

Après 2 ans de travail, RTE a remis ses 6 scénarios d'évolution du bouquet électrique français à l’horizon 2050* issus d’une large concertation auprès des institutions de référence telles que l’Agence de la transition écologique (ADEME), l’Agence internationale de l'énergie (AIE), des industriels, des énergéticiens ainsi que la société civile (syndicats, ONGs, etc.). Découvrez notre synthèse des principales conclusions de ce rapport.

Production d'électricité: quel équilibre entre renouvelable et nucléaire ?

Atteindre la neutralité carbone en 2050 : un socle commun aux 6 scénarios

RENOUVELABLE
• La part des énergies renouvelables serait comprise entre 50 et 100 % de la production nationale d’électricité.
• L’offre nouvelle serait principalement constituée de grands parcs solaires et éoliens à terre et en mer.
• La capacité hydraulique serait stable entre 2020 et 2050 à 30 GW.

NUCLÉAIRE
• La capacité nucléaire historique, après fermeture des réacteurs les plus anciens, passerait de 61 GW actuels à 16 GW dans 5 des 6 scenarios.
• Le parc nucléaire actuel serait mis à l’arrêt d’ici 30-40 ans.

AUTRES
• Les capacités d’interconnexions seront portées à 39 GW, les énergies marines & bioénergies resteraient marginales.

      

Quels nouveaux investissements ?

Investir uniquement dans le renouvelable

Scénarios M

  • Énergies renouvelables dominants (de 87% à 100% de la production)
  • Fort besoin de flexibilité lié à une énergie intermittente dominante

Investir dans le renouvelable et le nucléaire

Scénarios N

  • Nouveaux EPRs** à compter de 2035 (et SMR*** dans le scenario N03)
  • La part du nucléaire ne dépasserait pas 50% de la production

      

Hausse de la consommation électrique mais baisse de la consommation énergétique totale ?

L’urgence de la décarbonation exige de mobiliser toutes les énergies décarbonées pour remplacer les 60% de l’énergie consommée d’origine fossile aujourd’hui.
Une baisse de la consommation énergétique de 40%, qui serait en accord avec les hypothèses de la stratégie nationale bas carbone (SNBC).
Mais une hausse inéluctable de la consommation électrique : trajectoire de référence de 645 TWh soit +35% par rapport à 2020.

Une transition énergétique à un coût maîtrisable

• La transition vers la neutralité carbone imposerait de doubler le rythme annuel d’investissement par rapport à aujourd’hui en passant à environ 25 milliards d’euros par an pendant 40 ans.
• En 40 ans, le coût global du système électrique national au MWh pourrait augmenter de l’ordre de 15 %.

L'espoir de l'hydrogène

• Un « système hydrogène bas-carbone » permettrait de décarboner des secteurs difficiles à électrifier comme la sidérurgie ou encore la mobilité lourde.
• Il est une nécessité dans les scénarios à très fort développement en renouvelables pour stocker l’énergie.

    

Source : Rapport RTE

* : Tous les chiffres sont à l’horizon 2050

** : grand réacteur de puissance > 1550 MW 

*** : petit réacteur de puissance < 300 MW