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La crise du coronavirus freine les transactions en Suisse

Communiqués de presse: Rapport semestriel M&A

Au premier semestre 2020, les opérations de fusions et acquisitions sur le marché suisse ont été en recul. Le nombre de transactions par rapport à la même période de l’année précédente a fléchi de près d’un quart. Cette baisse est essentiellement due à la crise du coronavirus, qui a nettement assombri les perspectives de rendements des potentielles cibles de fusions et acquisitions. Tels sont les enseignements du récent rapport semestriel M&A de KPMG.

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Dominik Weber

Head of Media Relations

KPMG Switzerland

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La crise du coronavirus n’épargne pas les opérations de transactions: durant le premier semestre 2020, la pandémie a nettement ralenti les acquisitions. Le nombre de transactions au cours de ces six premiers mois s‘est monté à 130 opérations, soit un recul de 28% en comparaison annuelle (1er semestre 2019: 180 transactions). Un nombre inférieur de transactions pour un premier semestre avait été recensé en 2010 (125 transactions) pour la dernière fois. Compte tenu du faible nombre d’opérations chiffrées en milliards, le volume de transactions du premier semestre 2020 a chuté à USD 27,7 milliards. (1er semestre 2019: USD 87,2 mia.). Il faut remonter au premier semestre 2008 pour trouver un volume inférieur (USD 22,5 mia.).

Des transactions reportées pour cause d’incertitudes

Au cours de ce premier semestre, bon nombre des transactions réalisées avaient été engagées avant la crise du coronavirus. Avec la propagation du virus, l’environnement des transactions s’est progressivement dégradé et les investisseurs ont fait montre d’une réticence croissance. Ainsi, le deuxième trimestre s’est révélé nettement inférieur au premier, comme l’on pouvait s’y attendre. «Nous constatons que les incertitudes sont très fortes actuellement sur le marché», commente Timo Knak, responsable Mergers & Acquisitions de KPMG. «De nombreuses transactions ont été suspendues car les potentiels de rendements des cibles de fusions et acquisitions sont nettement plus hasardeux au vu des circonstances particulières. Simultanément, de nombreux acheteurs potentiels sont occupés à régler des problèmes internes.» Certaines transactions ont également été reportées pour des raisons d’organisation. Les restrictions mondiales de voyage et les confinements ordonnés dans de nombreux pays ont en particulier ralenti les négociations transactionnelles internationales complexes.

Le secteur TMT (technologies, médias, télécommunications) fait partie de ceux dont les transactions ont été moins touchées par la crise du coronavirus. En effet, celui-ci s’est montré plus robuste face aux évolutions recensées, ce qui a conduit à des activités M&A supérieures à la moyenne dans ce secteur. Près d’un cinquième des transactions du premier semestre 2020 sont à mettre au compte du secteur TMT (2019: 13%).

Peu de grandes opérations

En dépit du recul des opérations de transactions, quelques grosses fusions et acquisitions ont pu être recensées au premier semestre, ne dépassant toutefois pas la dizaine de milliards de dollars. Trois transactions en particulier, représentant plus de la moitié de volume de transactions du premier semestre, sortent du lot: l’acquisition de l’entreprise suisse Veeam Software pour USD 5 milliards par Insight Partners, société américaine de Private Equity, la vente de la branche pétrochimique de BP à une filiale suisse d’INEOS pour un montant de USD 5 milliards, tout comme l’achat de 81% des parts de l’entreprise portugaise d’infrastructures de transports Brisa-Auto Estradas de Portugal SA par Swiss Life Asset Managers, l’APG Group néerlandais et National Pension Service (NPS), de Corée du Sud, moyennant quelque USD 4,5 milliards.

Durant le premier semestre, la participation des sociétés de Private Equity à des transactions s’est maintenue à haut niveau. Des investisseurs financiers ont ainsi endossé le rôle de vendeurs ou d’acheteurs dans près de 40% des transactions. «En dépit de la dégradation du climat d’investissement et des grandes incertitudes, les évaluations légèrement inférieures et la forte pression d’investissement ont conduit à ce que les activités des investisseurs financiers ne reculent pas au même titre que celles des entreprises», explique Timo Knak.

KPMG s’attend à ce que le nombre de transactions, tout comme les volumes, se redressent légèrement au cours du deuxième semestre, pour autant que la crise du coronavirus ne s’aggrave pas et ne suscite pas d’incertitudes supplémentaires.

Les dix plus grandes transactions avec participation suisse au premier semestre 2020
Les dix plus grandes transactions avec participation suisse au premier semestre 2020

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