​MONTRÉAL, le 31 mai 2022 – La hausse des taux d'intérêt, des coûts des matières premières et de la main-d'œuvre érode les marges de profit de nombreuses entreprises canadiennes, ce qui les oblige à réévaluer leurs plans de croissance et à transmettre ces coûts à leurs clients, selon un sondage mené par KPMG au Canada. Les deux tiers (66 %) des cadres supérieurs interrogés craignent également que des taux plus élevés à l'échelle mondiale ne déclenchent un ralentissement économique mondial.

Dans un sondage mené auprès de 256 moyennes entreprises au cours des trois dernières semaines, 71 % des propriétaires et des décideurs affirment que les taux plus élevés ont déjà exercé une « pression importante » sur les marges de profit et plus de la moitié (54 %) s'attendent à ce que leur entreprise soit affaiblie d'une façon ou d'une autre, c'est-à-dire qu'elle subisse une perte de valeur. Près de la moitié (45 %) affirment que les taux plus élevés ont fait échouer leurs plans de croissance ou leurs plans d'investissement. Un pourcentage équivalent des répondants ont carrément déclaré qu'ils mettaient en suspens leurs plans d'expansion pour l'instant en raison de la hausse des taux ou du manque de talents, ce qui met en lumière l'incidence importante de la rareté de la main-d'œuvre au Canada sur l'économie.

« Les vents contraires s'intensifient et incitent les entreprises à mettre de côté ou à repenser leurs plans d'expansion, affirme Paul van Eyk, associé et leader national, Restructuration et redressement d'entreprises chez KPMG au Canada. Dans le sillage de la crise liée à la COVID, de nombreuses entreprises qui cherchaient à rattraper le terrain perdu font maintenant face à un certain nombre de nouveaux risques, notamment des taux d'intérêt plus élevés, le coût gonflé des intrants et un marché du travail plus compétitif. Cependant, il est encourageant de constater que de nombreuses entreprises réagissent de façon proactive et prévoient demander de l'aide pour trouver des façons de réduire les répercussions sur leurs affaires. »

Principales conclusions du sondage :

  • 66 % des entreprises canadiennes croient que les taux d'intérêt augmenteront suffisamment pour provoquer un ralentissement économique mondial
  • 71 % affirment que les taux plus élevés « ont exercé une pression importante » sur leurs marges
  • 54 % affirment que les taux plus élevés « nuiront » à leur entreprise
  • 45 % affirment que les taux plus élevés ont fait échouer leurs plans de croissance ou leurs plans d'investissement
  • 45 % disent mettre de côté leurs plans d'expansion en raison de la hausse des taux d'intérêt ou du manque de talents.
  • 54 % ont réexaminé ou suspendu leurs dépenses liées à la technologie en raison de la hausse des taux d'intérêt et de l'inflation
  • 56 % disent que des taux plus élevés feront échouer ou ralentir leurs plans d'embaucher plus de travailleurs qualifiés
  • 59 % sont en discussion avec leurs prêteurs ou prévoient communiquer avec eux afin de réviser leurs contrats d'emprunt ou leurs engagements
  • 52 % ont révisé leurs conventions de prêt l'an dernier ou au premier trimestre en prévision de taux plus élevés

« Lorsque nous parlons de restructuration, il s'agit vraiment d'aborder les meilleurs et les pires scénarios avec une optique différente et de trouver des solutions créatives pour résoudre les problèmes », déclare M. van Eyk. Je dis toujours à mes clients que, peu importe la taille de leur entreprise et la complexité de leurs affaires, les liquidités sont comme de l'oxygène. Lorsque vous examinez votre flux de trésorerie, vous devez comprendre quel est votre niveau d'oxygène. À mesure que les entreprises surmontent ces défis, certaines verront leur valeur faiblir à court terme, mais celle-ci augmentera de nouveau plus tard. La question est de savoir quand. Le moment de ce rendement étant incertain, les entreprises doivent cesser de gérer en fonction de la valeur et commencer à gérer en fonction de la liquidité et des flux de trésorerie. »

Selon une étude précédente de KPMG, le tiers des 508 entreprises sondées ont indiqué qu'une augmentation de 2 % par rapport à leur taux d'emprunt actuel constituait leur point de bascule, ce qui mettait leur entreprise en danger, créait des défis importants ou faisait dérailler leur croissance ou leurs plans d'investissement.

Augmentation des coûts à venir

Avec un taux d'inflation annuel de 6,8 % en avril, le plus élevé depuis 1991, les Canadiens peuvent s'attendre à d'autres hausses de prix cette année.

Comme les entreprises cherchent de plus en plus à retenir ou à attirer des talents, l'augmentation des coûts de main-d'œuvre exercera probablement une plus grande pression sur les prix à la consommation. Près de 70 % des entreprises sondées par KPMG affirment que la hausse des salaires a été ou sera transmise à leurs clients.

Dans la mesure du possible, les entreprises cherchent également à se constituer des réserves ou à conclure des contrats d'approvisionnement en prévision des pressions inflationnistes croissantes. Un répondant sur quatre (39 %) prévoit des arrêts temporaires parce qu'il est incapable de se procurer les fournitures ou les matières premières dont il a besoin.

Autres points saillants clés :

  • 69 % des répondants affirment que la hausse des salaires s'est traduite ou se traduira par une augmentation des coûts pour leurs clients
  • 74 % se constituent des réserves ou concluent des contrats d'approvisionnement dans la mesure du possible en prévision d'une hausse de l'inflation
  • 39 % prévoient des fermetures temporaires parce qu'ils sont incapables de se procurer les fournitures ou les matières premières nécessaires

KPMG au Canada a sondé 256 entreprises du 10 au 24 mai 2022 à l'aide de la plateforme de recherche en ligne Methodify de Schlesinger Group. Tous les répondants sont des propriétaires ou des dirigeants d'entreprise de taille moyenne. 22 % pour cent des répondants ont déclaré des revenus bruts annuels de plus de 500 millions de dollars; 25 % entre 100 et 199 millions de dollars; 20 % entre 200 et 299 millions de dollars; 16 % entre 300 et 499 millions de dollars; et 16 % entre 50 et 99,9 millions de dollars.

À propos de KPMG au Canada

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Renseignements :

Caroline Van Hasselt
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