À l'approche de la troisième année de la pandémie de COVID-19, les chefs d'entreprise canadiens souhaitent que le prochain budget fédéral contienne des mesures qui soutiendront l'innovation et la croissance. Celles-ci seraient justifiées compte tenu des risques menaçant l'économie mondiale déjà aux prises avec des problèmes liés à l'inflation et à la chaîne d'approvisionnement, comme le souligne un nouveau sondage de KPMG au Canada mené auprès de 508 moyennes entreprises. Pourtant, malgré tout, les chefs d'entreprise demeurent optimistes pour l'avenir, la plupart d'entre eux se disant confiants quant aux perspectives de croissance de leur entreprise.

Les dirigeants de près de 9 moyennes entreprises sur 10 (88 %) ont affirmé que leur entreprise a eu recours aux programmes d'aide du gouvernement pour obtenir de l'aide pendant la pandémie, et près de 4 sur 5 (78 %) des répondants estiment avoir encore besoin de programmes d'aide pour survivre. Compte tenu des défis auxquels les entreprises ont été confrontées au cours des deux dernières années, une majorité écrasante (89 %) des répondants affirme que leur entreprise doit investir rapidement dans les opérations numériques et 82 % d'entre eux croient que leur industrie est « en voie de subir une restructuration majeure » et aura besoin de l'appui du gouvernement pour investir dans les technologies émergentes et propres.

« La grande majorité des chefs d'entreprise ont indiqué qu'ils cherchent du soutien pour les aider à investir dans les innovations numériques qui ouvrent de nouvelles possibilités d'affaires et de nouvelles sources de revenus tout en renforçant leur résilience, afin de mieux faire face aux remous économiques, a déclaré Mary Jo Fedy, leader nationale. KPMG Entreprise, KPMG au Canada. Ceux-ci croient également que les programmes d'aide gouvernementaux ciblés qui aident les entreprises et les particuliers les plus durement touchés devraient être maintenus à court terme. Les résultats de notre sondage indiquent également que la pénurie de main-d'œuvre qualifiée continue de représenter un risque pour la reprise. »

Principales conclusions du sondage :

  • 91 % des chefs d'entreprises canadiennes de taille moyenne croient que les entreprises ont besoin de plus d'incitatifs fiscaux ou de crédit additionnel pour investir dans l'innovation, la transformation numérique et la recherche et le développement (p. ex., logiciels, automatisation, brevets), et près de la moitié (45 %) d'entre eux sont entièrement d'accord avec cet énoncé.
  • 88 % des chefs d'entreprises canadiennes de taille moyenne disent avoir eu recours aux programmes de soutien du gouvernement pour obtenir de l'aide pendant la pandémie, et 53 % d'entre eux sont entièrement d'accord avec cet énoncé.
  • 78 % des répondants affirment que leur entreprise « a encore besoin de programmes d'aide du gouvernement, au risque de ne pas survivre », et 36 % d'entre eux sont entièrement d'accord avec cet énoncé.
  • 86 % des répondants sont entièrement ou plutôt d'accord pour dire que « les programmes d'aide gouvernementaux ciblés qui aident les entreprises et les gens les plus durement touchés ne devraient pas être tout de suite éliminés », et 45 % d'entre eux sont entièrement d'accord avec cet énoncé.
  • 89 % des répondants disent que les programmes doivent être redirigés plus rapidement vers les opérations numériques et être retirés des entreprises qui font face à l'obsolescence numérique, et 40 % d'entre eux sont entièrement d'accord avec cet énoncé.
  • 82 % des répondants croient que leur industrie est « en voie de subir une restructuration majeure et aura besoin de l'appui du gouvernement pour investir dans les technologies émergentes et de rupture, et 37 % d'entre eux sont entièrement d'accord avec cet énoncé.
  • 74 % des répondants affirment éprouver de la difficulté à embaucher des travailleurs ayant les compétences nécessaires pour faire croître leur entreprise (32 % d'entre eux sont entièrement d'accord avec cet énoncé).
  • 77 % des répondants éprouvent de la difficulté à embaucher des travailleurs ayant les compétences nécessaires pour maintenir leurs niveaux d'exploitation actuels (30 % d'entre eux sont entièrement d'accord avec cet énoncé).
  • 95 % des répondants affirment être « optimistes quant à l'avenir malgré tout », et près de la moitié d'entre eux sont entièrement d'accord avec cet énoncé.
  • 95 % des répondants déclarent être « très confiants dans les perspectives de croissance » de leur entreprise, et 45 % d'entre eux sont entièrement d'accord avec cet énoncé.

Un dilemme fiscal

« Bien que les chefs d'entreprise apprécient les programmes d'aide gouvernementaux ciblés, ils s'inquiètent de la façon dont les gouvernements les financeront et des répercussions fiscales possibles qu'engendreront d'autres dépenses, a ajouté Dino Infanti, leader national, KPMG Entreprise Fiscalité, KPMG au Canada.

Les résultats de notre sondage montrent qu'une majorité de chefs d'entreprise craignent que des impôts plus élevés étouffent la croissance économique, l'investissement et la demande des consommateurs. Ils veulent que ce budget mise sur une approche financièrement saine qui comprend des programmes d'allégement très ciblés, des dépenses prudentes pour stimuler l'économie et une politique fiscale moderne qui stimulera le potentiel de croissance du Canada. Trouver le juste équilibre dans ces trois domaines contribuera grandement à rehausser la confiance des entreprises et à accélérer la transition vers une économie numérique plus verte. »

Autres conclusions du sondage :

  • 91 % des répondants craignent que le gouvernement impose des impôts plus élevés aux entreprises pour rembourser le déficit et la dette nationale, et 60 % d'entre eux sont entièrement d'accord avec cet énoncé.
  • 92 % des répondants craignent que les gouvernements augmentent les impôts des particuliers et des entreprises, ce qui aura une incidence négative sur la demande des consommateurs, la création de richesse et la croissance économique, et 46 % d'entre eux sont entièrement d'accord avec cet énoncé.
  • 96 % des répondants affirment que les dépenses du gouvernement doivent être prudentes, ciblées et axées sur des initiatives qui stimuleront notre économie, et 50 % d'entre eux sont entièrement d'accord avec cet énoncé.
  • 93 % des répondants croient que l'imposition d'impôts spéciaux aux secteurs industriels rentables est une mesure punitive qui freinerait la croissance et découragerait l'investissement étranger, et 45 % d'entre eux sont entièrement d'accord avec cet énoncé.
  • 90 % des répondants croient qu'un allégement fiscal supplémentaire est nécessaire pour encourager les entreprises à réinvestir dans leurs activités et à embaucher plus de travailleurs, et 45 % d'entre eux sont entièrement d'accord avec cet énoncé.
  • 93 % des répondants affirment que les impôts sur le revenu des particuliers ne devraient pas augmenter en raison de la nécessité d'une forte demande des consommateurs pour la reprise économique globale, et 43 % d'entre eux sont entièrement d'accord avec cet énoncé.
  • 92 % des répondants croient que les gouvernements doivent fournir un plus grand nombre de mesures de soutien financier et de subventions aux entreprises en misant sur des plans sectoriels précis, tout en contribuant à respecter les engagements du Canada en matière de carboneutralité et de changements climatiques (41 % d'entre eux sont entièrement d'accord avec cet énoncé).
  • 93 % des répondants affirment que les entreprises ont besoin d'un plus grand nombre d'incitatifs fiscaux et de crédits d'impôt à l'investissement pour les sources d'énergie et les technologies propres (p. ex., captage du carbone, énergies renouvelables, hydrogène, etc.), et 45 % d'entre eux sont entièrement d'accord avec cet énoncé.

Un équilibre délicat s'impose sur le plan des investissements dans les infrastructures

Plus de 9 chefs d'entreprise sur 10 (95 %) souhaitent que les gouvernements investissent dans de grands projets d'infrastructure pour positionner la société et l'économie en vue de la croissance future, et 46 % d'entre eux sont entièrement d'accord avec cet énoncé.

« Nos recherches démontrent que les chefs d'entreprise sont surtout à la recherche de projets qui renforcent la capacité industrielle, comme le transport en commun, les chemins de fer et les ports, et, bien sûr, qui atténuent les problèmes liés à la chaîne d'approvisionnement, a expliqué Gary A. Webster, Leader national, Leadership en projets mondiaux d'infrastructure et d'immobilisations de KPMG. Comme l'inflation fait augmenter le coût de tout, l'argent des contribuables devra être dépensé de façon stratégique pour avoir la plus grande incidence possible. »

Le sondage a également révélé que :

  • 90 % des répondants sont préoccupés par les répercussions que le conflit militaire en Ukraine aura sur l'économie, l'industrie et les entreprises, comme la hausse des prix du pétrole et du gaz, la hausse du prix des produits de base et la réduction des approvisionnements, l'augmentation des goulots d'étranglement dans la chaîne d'approvisionnement (44 % d'entre eux sont entièrement d'accord avec cet énoncé).
  • 97 % des répondants sont entièrement d'accord ou plutôt d'accord avec l'énoncé selon lequel il est essentiel de demeurer vigilant au sujet des variants de la COVID-19 et de suivre les mesures de santé et de sécurité, car autrement il y a risque que leurs employés et leurs clients restent à la maison pour cause de maladie (49 % d'entre eux sont entièrement d'accord avec cet énoncé).

« Les chefs d'entreprises de taille moyenne sont prêts à contribuer à favoriser et à soutenir l'ingéniosité canadienne tout en garantissant une forte croissance économique dans la période de reprise post-pandémie, a déclaré Mme Fedy. Mais ils comptent aussi sur des politiques qui amélioreront la productivité à long terme et jetteront les bases qui favoriseront leur capacité concurrentielle et leur souplesse au cours des prochaines années. »

À propos du sondage de KPMG sur le budget fédéral et les moyennes entreprises

Du 9 au 22 février 2022, KPMG a interrogé 508 propriétaires et décideurs d'entreprises canadiennes de taille moyenne en utilisant la plateforme de recherche en ligne Methodify de Schlesinger Group. Tous les répondants sont propriétaires d'entreprise ou décideurs au niveau de la direction. Une moyenne entreprise est définie comme ayant un revenu brut annuel de plus de 50 millions de dollars et de moins de 1 milliard de dollars. Des répondants, 38 % ont déclaré des revenus bruts annuels de plus de 500 millions de dollars; 25 % ont déclaré des revenus de 300 à 499 millions de dollars; 18 %, de 200 à 299 millions de dollars; 16 %, de 100 à 199 millions de dollars; et les 4 % restants ont déclaré des revenus entre 50 et 99,9 millions de dollars.

Un mot sur KPMG au Canada

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