Les dirigeants de petites et moyennes entreprises (PME) du Canada sont plus optimistes quant à leurs perspectives des trois prochaines années et à l'évolution de l'économie canadienne et mondiale, selon un récent sondage de KPMG au Canada. Neuf répondants sur dix (92 %) sont convaincus que leur entreprise et leur secteur d'activité connaîtront une croissance au cours des trois prochaines années, pour autant qu'ils arrivent à surmonter les obstacles sur leur chemin. C'est d'ailleurs un optimisme que partagent les chefs de la direction de grandes sociétés canadiennes.

« Les PME canadiennes ont assurément un regain d'optimisme quant à leurs perspectives de croissance et se disent prêtes à accélérer leur virage numérique et à embaucher davantage de travailleurs possédant les compétences technologiques requises », déclare Mary Jo Fedy, leader nationale, KPMG Entreprise. « La majorité des entreprises privées et des entreprises familiales qui ont réussi à traverser les périodes difficiles se remettent sur pied et ont des perspectives plus encourageantes, même si les incertitudes économiques et les risques demeurent. »

Degré de confiance des entreprises – PME et grandes sociétés

Le sondage mené par KPMG auprès des entreprises révèle que près du tiers (31 %) des PME prévoient une croissance des bénéfices entre 2,5 % et 4,99 % par an pour les trois prochaines années. Environ le quart (26 %) ont des perspectives plus ambitieuses et visent un taux de croissance annuel entre 5 % et 9,99 %, tandis que 17 % prévoient un taux inférieur à 2,5 %.

Économie et croissance : les PME du Canada confiantes

Le virage numérique : la clé pour stimuler la croissance

Les PME canadiennes reconnaissent que l'accélération de la connectivité et de l'intégration numériques est au cœur de leur stratégie de croissance.

Selon les résultats du sondage :

  • 82 % des PME qu'elles doivent intégrer bien davantage le numérique
  • 85 % ont fortement accru leurs investissements dans les nouvelles technologies
  • 54 % prévoient accroître leurs investissements numériques pour stimuler la croissance

« Les dix-huit derniers mois ont clairement démontré que le passage au numérique est un facteur de réussite essentiel, ajoute Mme Fedy. Pour figurer en tête de peloton, les entreprises doivent être capables de s'adapter rapidement aux risques émergents et de rentabiliser les occasions créées par la pandémie en continuant à investir et à adopter les technologies numériques. »

Lorsqu'interrogés sur leurs principales stratégies pour atteindre leurs objectifs de croissance dans les trois prochaines années, 71 % des dirigeants de PME ont dit miser sur une stratégie de croissance interne, alors que 25 % des chefs de la direction de grandes sociétés ont dit envisager des fusions et acquisitions.

Principaux risques pour les PME : risques liés aux talents, à la chaîne d'approvisionnement et à la cybersécurité

Bien qu'elles manifestent un taux d'optimisme accru dans l'ensemble, les PME ont cerné trois risques opérationnels susceptibles de freiner leur croissance, soit la difficulté d'acquisition de talents, les perturbations de la chaîne d'approvisionnement et la cybersécurité.

En comparaison, pour les chefs de grandes entreprises, les risques liés aux technologies émergentes ou perturbatrices et à la réglementation constituent les principales entraves à la croissance. Par ailleurs, leurs préoccupations à l'égard de la menace grandissante de cyberattaques sont similaires à celles des PME.

 

PME

Grandes sociétés

Risque pour la croissance : Classement : 
Talents 1 --
Chaîne d'approvisionnement 2 --
Cybersécurité 3 3
Opérations 4 4
Taux d'intérêt 5 --
Frais de main-d'œuvre 5 --
Technologies émergentes/perturbatrices -- 1
Réglementation -- 1
Environnement / changements climatiques -- 5
Impôts -- 5


Près de 70 % des PME prévoient d'augmenter leurs effectifs au cours des trois prochaines années, mais elles peinent à trouver la main-d'œuvre possédant les compétences nécessaires pour demeurer concurrentielles sur le marché d'aujourd'hui, ce qui fait monter les enchères pour attirer et fidéliser les talents. De leur côté, les grandes sociétés ne semblent plus considérer la pénurie de talents comme un risque futur, alors qu'il s'agissait d'une préoccupation majeure il y a un an, lors du passage massif au télétravail.

« La course aux talents technologiques n'est pas près de s'arrêter, déclare Mme Fedy. Notre sondage a confirmé que les PME ont de plus en plus de mal à attirer des candidats possédant les compétences technologiques indispensables à leur compétitivité future et à leur capacité d'innovation. Elles risquent donc de se faire damer le pion par les grandes entreprises qui disposent de budgets plus importants pour recruter et payer le prix fort pour ces travailleurs hautement qualifiés. »

Les perturbations de la chaîne d'approvisionnement sont également une préoccupation constante, en particulier pour les PME qui dépendent d'intrants externes pour fonctionner à plein régime et répondre à la demande refoulée des consommateurs. La chaîne d'approvisionnement se classe au deuxième rang des obstacles potentiels à la croissance des PME, après le risque lié aux talents. Pour leur part, les grandes sociétés considèrent ce facteur de risque comme moins important. Près de quatre PME sur cinq (79 %) ont l'intention de s'approvisionner davantage en produits au Canada, contre seulement 25 % des grandes entreprises.

« La pandémie a mis en évidence les vulnérabilités de la chaîne d'approvisionnement qui, dans cette nouvelle phase, poussent une majorité de PME à repenser leurs processus et leurs intrants afin d'éviter de futures perturbations », explique Jérôme Thirion, associé et leader national, Chaîne d'approvisionnement, Service-conseils − Management de KPMG. « De nombreuses entreprises ont actuellement du mal à trouver le bon équilibre entre la variété des offres de produits, le coût du service et la complexité de la chaîne d'approvisionnement. Or, la pandémie a démontré que la politique du prix le plus bas n'est pas nécessairement la plus rentable et que l'équilibre entre les chaînes d'approvisionnement mondiales et locales permet de mieux gérer les risques, de renforcer la résilience et d'améliorer le service à la clientèle. Compte tenu de l'importance des PME pour notre économie, cette évolution est de bon augure pour les investissements nationaux futurs et la reprise de l'économie canadienne. »

La menace grandissante de cyberattaques et les problèmes de sécurité découlant du milieu de travail hybride augmentent aussi les risques opérationnels des PME comme des grandes sociétés, ce qui en fait à la fois une priorité et une entrave à la croissance qu'il faudra gérer pour maintenir la confiance des consommateurs.

Pour plus de constatations tirées du sondage de KPMG auprès des entreprises et du rapport Perspective des chefs de la direction, lisez l'article « PME canadiennes : optimisme, recrutement et désir de changer les choses ».

À propos du sondage de KPMG auprès des entreprises

KPMG a interrogé 505 propriétaires et décideurs de petites et moyennes entreprises canadiennes entre le 6 et le 15 août. L'échantillon de propriétaires d'entreprise et de décideurs a été tiré du panel de recherche en ligne de Delvinia, Asking Canadians, au moyen de la plateforme Methodify. Parmi les 505 répondants au sondage, 35 % sont des entreprises familiales et 74 % sont des sociétés fermées, 31 % ont des revenus annuels de plus de 100 millions de dollars canadiens et 24 % ont des revenus annuels se situant entre 50 et 100 millions de dollars canadiens.

À propos du rapport Perspective des chefs de la direction de KPMG

Le rapport Perspective des chefs de la direction de KPMG, qui en est à sa septième année, présente une perspective approfondie de milliers de dirigeants d'entreprise quant à la croissance commerciale et économique des trois prochaines années. Consultez les résultats canadiens de 2021 pour connaître le point de vue des chefs de la direction des plus grandes et des plus influentes organisations au Canada.

Un mot sur KPMG au Canada

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