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Les Canadiens prêts à sacrifier leur intimité pour freiner la COVID-19

Arrêter la COVID-19 au détriment de la confidentialité

La majorité des répondants téléchargeraient une application de traçage, mais la souhaitent facultative pour réduire les risques pour la confidentialit

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Alors que presque tous les Canadiens (92 pour cent) estiment que les applications de traçage des contacts doivent présenter un certain équilibre entre confidentialité et sécurité publique, la majorité (60 pour cent) seraient prêts à sacrifier leur intimité pour freiner la COVID-19, révèle une nouvelle étude commandée par KPMG Canada.

« Les résultats de notre sondage indiquent que bien que la confidentialité et les libertés civiles soient chères aux Canadiens, la santé et la sécurité publique leur importent davantage en situation d’urgence nationale », affirme Lydia Lee, associée et leader nationale, Santé numérique, pour KPMG. « Idéalement, le traçage des contacts devrait permettre à la fois la confidentialité grâce à sa conception et la santé et la sécurité publique. »

Le sondage de KPMG révèle que les Canadiens sont divisés quant à l’imposition par le gouvernement de l’utilisation d’une application de traçage des contacts. Moins de la moitié (45 pour cent) des répondants affirment que le gouvernement devrait imposer aux Canadiens l’utilisation de leurs téléphones intelligents pour partager leur statut COVID-19 sous le couvert de l’anonymat dans le cadre du traçage des contacts. Les résidents du Québec (51 pour cent) étaient plus enclins à soutenir une utilisation obligatoire.

La plupart des Canadiens (55 pour cent) sont plutôt d’avis que le traçage numérique des contacts devrait se faire sur une base volontaire, évoquant des préoccupations quant à la confidentialité et aux abus possibles en matière de libertés civiles. Les deux tiers de ces répondants indiquent par ailleurs qu’ils ne téléchargeraient pas une telle application, la jugeant encore « trop intrusive ».

Bien que plus de la moitié des répondants sont d’avis que l’application devrait être utilisée sur une base volontaire, près de trois Canadiens sur cinq (57 pour cent) ne croient pas que le traçage sera efficace s’il n’est pas obligatoire.

« Il ne fait aucun doute que les Canadiens comprennent que les applications de traçage des contacts sont efficaces si le taux d’adhésion est élevé, mais la conception de telles applications doit limiter les menaces à la confidentialité étant donné que la majorité des répondants ne sont pas enclins à donner carte blanche au gouvernement pour le traçage de leur téléphone. », affirme Sylvia Kingsmill, associée et leader nationale, Confidentialité pour KPMG. « Pour que cela fonctionne, les gouvernements devront faire preuve de transparence sur la façon dont les données seront recueillies, stockées, effacées et gérées; c’est une question de confiance. »

« Des précisions devraient être données quant aux circonstances dans lesquelles les données seront diffusées aujourd’hui comme à l’avenir. » À cette fin, des politiques devraient être mises en œuvre et appliquées pour prévenir un mauvais usage ou un usage abusif des données pour donner l’assurance au public que les principes de responsabilité et de minimisation des données sont respectés. »

Globalement, 62 pour cent des Canadiens sont enclins à laisser le gouvernement utiliser la géolocalisation pour envoyer des alertes téléphoniques aux personnes entrées en contact avec une personne infectée par la COVID-19, et qui plus est, 82 pour cent seraient en faveur d’une application gérée par le système de santé qui montrerait les « points chauds » de la COVID-19 au sein de la communauté pour leur permettre de prendre leurs propres décisions sur leur santé.

« Les applications de traçage des contacts ont été conçues de manière à venir en aide aux agences de santé publique pour le traçage d’une personne infectée post-exposition » affirme Karina Guy, associée et leader, Santé numérique pour l’Ouest Canadien du bureau d’Edmonton de KPMG. « Mais, les investissements dans des applications pouvant également aider à prévenir l’exposition des populations vulnérables sont possiblement plus efficaces pour freiner la propagation de la COVID-19. Ensuite, selon les profils de risque communautaires et individuels, les Canadiens peuvent faire des choix éclairés sur leurs déplacements dans la société pour éviter la propagation. »

Principales conclusions du sondage :

  • 45 pour cent des Canadiens sont d’avis que le gouvernement devrait exiger des Canadiens qu’ils utilisent leurs téléphones intelligents pour partager leur statut COVID-19 sous le couvert de l’anonymat dans le cadre du traçage des contacts.
    • Au Québec, la province présentant le taux d’infection le plus élevé, 51 pour cent des répondants affirment que le gouvernement devrait imposer l’installation d’une application de traçage, soit bien au-delà de la moyenne nationale.
  • 55 pour cent des répondants sont d’avis que l’utilisation des téléphones intelligents pour partager leur statut COVID-19 sous le couvert de l’anonymat dans le cadre du traçage de contacts devrait être facultative et non imposée par le gouvernement.
    • Plus de deux personnes sur cinq (44 pour cent) et plus d’un quart (27 pour cent) ont évoqué des préoccupations quant à la confidentialité et aux abus possibles de libertés civiles, respectivement, que suscite le traçage numérique de contacts.
    • Néanmoins, 34 pour cent des personnes opposées à une implantation obligatoire s’inscriraient quand même et téléchargeraient une application de traçage des contacts, alors que les deux tiers restants ne le feraient pas, qualifiant même une application facultative de « trop intrusive ».
  • 57 pour cent des Canadiens sont d’avis qu’une application de traçage installée sur une base volontaire ne serait pas efficace.
  • 62 pour cent des Canadiens sont enclins à laisser le gouvernement utiliser la géolocalisation pour envoyer des alertes téléphoniques aux personnes entrées en contact avec une personne infectée par la COVID-19.
  • La santé publique et la sécurité préoccupent davantage la plupart des Canadiens que le redémarrage de l’économie.
    • 94 pour cent des répondants affirment qu’il en va de leur devoir en tant que Canadiens d’aplatir la courbe de la COVID-19. Cette proportion passe de pratiquement tout le monde, avec 99 pour cent dans les provinces de l’Atlantique, à une proportion tout de même encore élevée de 88 pour cent au sein des répondants de la génération Z, âgés de 18 à 24 ans.
    • 71 pour cent des répondants affirment qu’ils téléchargeraient une application de traçage pour freiner la propagation communautaire et « garder leur propre personne, leur famille et leur communauté en sécurité », alors que seulement 54 pour cent des répondants la téléchargeraient si cela signifiait qu’ils pourraient retourner au travail ou mettre fin à la mise sur pause de l’économie.
  • 60 pour cent des Canadiens ont déclaré : « Je sacrifierais ma vie privée si cela aidait à arrêter COVID-19. »
  • 82 pour cent seraient plus à l’aise avec une application gérée par la direction de la santé qui montrerait les « points chauds » de la COVID au sein de la communauté, afin que de pouvoir prendre leurs propres décisions concernant leur santé. Cette proportion passe à 90 pour cent dans les provinces de l’Atlantique.
  • Près des deux tiers (65 pour cent) des répondants affirment que toute application de traçage devrait être administrée par un organisme indépendant des gouvernements provinciaux et fédéral.

Conformité recherchée

Pas moins de 94 pour cent des Canadiens sont d’accord, entièrement ou dans une certaine mesure, avec le fait que le gouvernement fédéral devrait imposer aux entreprises, plus particulièrement dans les secteurs manufacturier, de la transformation alimentaire et industriel, de se soumettre à un audit de conformité aux exigences en matière de santé publique. En Colombie-Britannique, cette proportion est de 97 %.

« Il apparaît évident que les entreprises devront être beaucoup plus transparentes quant à leurs opérations ou à leur plan pour la réouverture afin de regagner et de conserver la confiance non seulement de leurs clients, mais également de leurs employés », affirme Madame Lee. « C’est à la fois une question de santé publique et de risque d’atteinte à la réputation. Pour certains, il s’agit également d’un enjeu de protection des chaînes d’approvisionnement essentielles. »

Autres faits saillants de l’enquête :

  • 85 pour cent des Canadiens affirment que les déplacements transfrontaliers non essentiels ne devraient pas être permis avant la fin de la pandémie.
  • 83 pour cent des Canadiens affirment qu’ils vont se faire vacciner contre la COVID-19 lorsqu’un tel vaccin sera disponible.
    • Fait intéressant, les répondants âgés de 35 à 44 ans sont moins enclins que tout autre groupe d’âge à se faire vacciner, alors que 75 pour cent d’entre eux affirment vouloir se faire vacciner contre la COVID-19. À titre comparatif, 89 % des répondants âgés de 65 ans et plus affirment vouloir se faire vacciner.
    • En ce qui concerne les écarts régionaux, 87 pour cent des répondants des provinces atlantiques affirment vouloir se faire vacciner, contre 78 pour cent des répondants de l’Alberta.
  • 93 pour cent des répondants sont d’accord, entièrement ou dans une certaine mesure, avec le fait que les gouvernements et les autorités sanitaires ont besoin de meilleures données en temps réel pour la prise de décisions.

KPMG a utilisé Methodify, une plateforme d’automatisation de recherche pour sonder 2000 Canadiens entre le 7 et le 12 mai 2020.

Un mot sur KPMG au Canada

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Information :

Caroline Van Hasselt
Service national des communications
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