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Rapport de KPMG Pas de complaisance chez les gestionnaires d’actifs

Pas de complaisance chez les gestionnaires d’actifs

Près de la moitié des gestionnaires d’actifs saisissent l’importance d’interpréter leurs données

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Face à la compression des honoraires, à la hausse des coûts, au fardeau de la conformité et à l’évolution démographique des investisseurs, les gestionnaires d’actifs canadiens se rendent compte du rôle que les mégadonnées et l’analytique avancée peuvent jouer dans leurs activités, révèle un nouveau rapport de KPMG au Canada. Près de la moitié d’entre eux (48 %) considèrent aujourd’hui l’analyse de données comme la meilleure façon de comprendre leurs clients et de maintenir leurs activités, soit 18 % de plus que l’an dernier.

« À l’ère des révolutions numériques, de l’engorgement des marchés et du resserrement de la réglementation, la complaisance n’a pas sa place, affirme James Loewen, associé et directeur national, Gestion d’actifs, KPMG au Canada. Confrontés à la difficulté croissante de rivaliser à armes égales, les gestionnaires de fonds de détail n’auront d’autre choix, pour survivre, que d’innover en matière de technologie ou de renouveler leur gamme de produits. »

Intitulé L’heure est aux décisions, le rapport présente les résultats d’un sondage annuel sur les risques et les occasions dans la gestion d’actifs au Canada.

Voici les principales constatations :

  • 48 % des gestionnaires d’actifs considèrent l’analyse de données comme l’occasion la plus prometteuse pour leur secteur (contre 40 % en 2018).
  • 60 % estiment que le principal risque pour le secteur est la pression à la baisse sur les frais de gestion, contre 53 % en 2018.
  • Près des deux tiers (64 %) considèrent la complexité croissante de la réglementation et le coût de la conformité comme leur principal risque organisationnel, comparativement à 43 % l’an dernier.
  • 51 % hésitent à utiliser les produits de placement alternatifs ou n’ont pas l’intention de le faire.
  • Les risques organisationnels liés à la cybersécurité restent une préoccupation importante pour 48 % des répondants, contre 45 % l’an dernier.

Selon le rapport, le secteur canadien de la gestion d’actifs a mis du temps à adopter les mégadonnées, bien que d’autres secteurs utilisent déjà cette information réelle et exploitable pour maintenir leur avantage concurrentiel.

Jusqu’à maintenant, les investissements en analyse de données ont principalement visé les gains d’efficacité au chapitre des coûts et des processus des services administratifs. Maintenant que la transformation numérique brouille les frontières entre les services de première ligne et les services administratifs, les entreprises utilisent cet outil pour explorer plus à fond les données sur les clients, collecter de l’information sur les marchés et définir des stratégies d’investissement.

« Introduire l’analyse de données au sein d’une organisation n’est pas une mince affaire; un modèle opérationnel ne se modifie pas en appuyant sur un interrupteur, souligne Peter Hayes, associé et directeur national, Placements non traditionnels, KPMG au Canada. Même les acteurs d’envergure qui font d’importants investissements dans ce domaine agissent avec prudence pour s’assurer de bien faire les choses et d’atteindre les objectifs précis qu’ils se sont fixés. »

Les cabinets évitent de surutiliser les données sur les clients en raison des cybermenaces et des exigences réglementaires, explique le rapport.

« Il s’agit d’une question névralgique qui, à défaut d’être traitée adéquatement, peut exposer l’organisation à de graves risques si le capital investi ne génère pas les rendements attendus, précise Joseph Micallef, associé, Fiscalité et leader national, Services financiers, KPMG au Canada. C’est pourquoi nous prévoyons que la mise en œuvre des technologies, tout comme les partenariats et les acquisitions réalisés à cette fin, demeureront au sommet des préoccupations du secteur. »

La mesure est comble

Selon le rapport, le phénomène des regroupements d’entreprises incite de plus en plus les gestionnaires d’actifs à offrir des opérations, des produits et des services novateurs et à défendre leur créneau.

« Les acteurs du marché sont poussés à se démarquer, affirme M. Loewen. Même si la concurrence des sociétés de technologie financière et d’agents perturbateurs comme les conseillers automatisés est encore relativement faible au Canada, la tendance pourrait évoluer très rapidement; il faut donc se tenir prêt. »

La concurrence étrangère est également un sujet de préoccupation, ajoute M. Hayes. « Des multinationales comme Google, Apple ou Amazon peuvent s’appuyer sur leurs immenses ressources financières et la notoriété de leur marque pour s’improviser gestionnaires de milliards d’actifs du jour au lendemain. Il leur suffirait de communiquer avec les titulaires pour leur offrir un FNB assorti de frais à 2 % en les invitant à transférer tous leurs fonds chez eux. Théoriquement, c’est facilement réalisable. »

Les principaux risques et occasions dans la gestion d’actifs au Canada en 2019

Les trois principales occasions du secteur

  • Analyse de données pour améliorer la conception, le marketing et la tarification des produits | Amélioration des processus opérationnels et utilisation de la technologie 
  • Amélioration des rendements grâce à de nouvelles stratégies de placement
  • Lancement de nouveaux types de produits/services | Pénétration accrue de la clientèle actuelle

Les trois principaux risques du secteur

  • Pression à la baisse sur les frais de gestion
  • Complexité croissante de la réglementation et coût de la conformité
  • Hausse des coûts et marges de profit réduites

Le rapport 2019 sur les occasions et les risques dans la gestion d’actifs au Canada

Pour ce quatrième sondage annuel, nous avons demandé aux gestionnaires d’actifs canadiens de se prononcer sur les occasions et les risques pour leur organisation et pour l’ensemble du secteur. Nous avons également fait appel aux associés et aux professionnels du réseau de KPMG en gestion d’actifs pour nous aider à mettre les résultats en contexte et à les interpréter. Téléchargez le rapport ici.

Un mot sur KPMG au Canada

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