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Recul de la confiance des chefs d’entreprise dans l’économie canadienne

Recul de la confiance des DG dans l’économie du pays

Les inquiétudes concernant les changements climatiques, le territorialisme et l’impact des technologies de rupture sont en hausse

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La confiance dans l'économie canadienne a reculé de 15 % au cours de la dernière année, révèle le plus récent rapport Perspective des chefs de la direction de KPMG. Pour réaliser ce rapport annuel, KPMG a interrogé 1 300 chefs de la direction du monde entier sur les risques les plus importants auxquels est confrontée leur entreprise et les stratégies employées pour relever les défis et stimuler la croissance.

Ce déclin de la confiance constaté chez nos leaders tranche singulièrement par rapport à la hausse de 9 % affichée par leurs homologues étrangers.

  Confiance dans la croissance intérieure Variation
2019 2018
Chefs de la direction canadiens 79 % 94 % -15 %
Chefs de la direction dans le monde 83 % 74 % +9 %

 

« Huit chefs de la direction canadiens sur dix croient que la croissance va se poursuivre, ce qui prouve qu'ils demeurent relativement optimistes quant à l'avenir de l'économie nationale », affirme Benjie Thomas, associé directeur canadien, Services-conseils, KPMG au Canada. « Leur confiance s'est tout de même érodée sous l'effet des événements de la dernière année. À leur avis, le risque environnemental, la multiplication des frictions commerciales internationales et l'impact des technologies de rupture sont les trois principaux facteurs qui compromettent la poursuite de la croissance au pays. Or, ces problèmes ne sont pas propres au Canada, ils touchent l'ensemble de la planète – et figurent au sommet de la liste des risques identifiés par les chefs de la direction du monde entier. »

M. Thomas souligne que l'environnement et le territorialisme ne figuraient pas parmi les trois principales menaces l'an dernier. Selon lui, l’absence de consensus sur les questions environnementales influence fortement l’opinion des chefs d’entreprise canadiens, compte tenu de notre dépendance envers le secteur des ressources naturelles. Sans compter que l'escalade des querelles entre les deux principaux partenaires commerciaux du Canada contribue également à éroder la confiance.

Les organisations canadiennes en voie de se laisser distancer sur le plan de l'innovation

L'impact des technologies de rupture continue de préoccuper les chefs de la direction canadiens qui tardent toutefois à passer à l'action, si on les compare à leurs homologues étrangers.

Pourcentage des chefs de la direction canadiens qui : Canada Monde
Veulent voir leurs employés innover sans craindre d'échouer 75 % 84 %
Prévoient améliorer les capacités numériques d'au moins 40 % de leurs employés 44 % 81 %
Considèrent la sécurité de l'information comme un facteur d'avantage concurrentiel 64 % 71 %
Croient que leur organisation sera tôt ou tard la cible d'une cyberattaque 60 % 53 %
Estiment être très bien préparés à limiter les effets d'une cyberattaque 59 % 69 %

 

Comme l'indique Peter Hughes, associé et leader, Services numériques chez KPMG : « les chefs d'entreprise canadiens reconnaissent l'importance de l'innovation, la preuve étant que la vaste majorité d'entre eux (75 %) souhaitent instaurer une culture interne qui encourage les employés à innover sans craindre d'échouer. Ils sont toutefois à peine 56 % à affirmer qu'une telle culture existe au sein de leur entreprise. »

« Fait intéressant à signaler, la proportion de chefs de la direction déterminés à agir comme agent perturbateur dans leur marché a sensiblement fléchi, passant de 96 % en 2018 à 69 % cette année. Nos leaders demeurent néanmoins, dans une mesure de 73 %, confiants en leur capacité à rester concurrentiels malgré les perturbations. »

Selon les résultats du rapport, il est clair que les organisations canadiennes ont compris que leur croissance future ne tenait pas qu'aux machines et qu'elles devaient s'employer à faire évoluer les perceptions et à aider leurs employés à acquérir les compétences numériques nécessaires pour réussir dans un monde mené par la technologie. « Ainsi, 44 % des chefs de la direction canadiens prévoient améliorer les capacités numériques d'au moins 40 % de leur main-d'œuvre et 53 % d'entre eux ont l'intention de recruter de nouvelles compétences, quelles que soient les perspectives de croissance future, ce qui représente une augmentation de 27 % par rapport à l'année dernière », nous apprend Soula Courlas, leader nationale, Ressources humaines et changement organisationnel chez KPMG.

« Malheureusement, cela ne sera pas suffisant pour rattraper les concurrents étrangers qui déploient les mêmes efforts, mais à une échelle beaucoup plus grande. Bien qu'ils affirment être prêts à affronter l'avenir, selon les résultats du sondage, les chefs d'entreprise canadiens se font damer le pion par leurs homologues étrangers pour ce qui est de la capacité (et peut-être de la volonté) de trouver les talents pour concrétiser leur vision. La cause pourrait en être que les organisations canadiennes, reconnues pour leur optimisme prudent, adoptent une approche attentiste à l'égard de la transformation de la main-d'œuvre. »

« Le fait qu'il soit très difficile d'attirer et de retenir les bons candidats pourrait également expliquer cet écart. En raison, entre autres facteurs, du vieillissement de la population active, du déséquilibre entre l'offre et la demande et de l'inadéquation des compétences, le Canada se dirige, d'ici cinq ans, vers une grave pénurie de main-d'œuvre dans le domaine technologique. Et avec des poids lourds comme Amazon, Google et autres Uber dans la course aux talents sur notre propre territoire, la concurrence est plus féroce que jamais. Il n'est donc pas étonnant, dans de telles conditions, que 63 % des chefs de la direction estiment que l'incapacité de "trouver les employés dont ils ont besoin" constitue un obstacle majeur à leur croissance. »

Confiance relative dans la compétence technologique de la main-d'œuvre canadienne

  Canada Monde
Spécialistes des technologies émergentes 73 % 74 %
Experts en données – hausse de 27 % par rapport à 2018 63 % 83 %
Experts en cybersécurité – la majorité des leaders s'attendent à ce que leur entreprise soit la cible d'une cyberattaque 60 % 69 %
Experts en durabilité – le principal risque détecté cette année 51 % 46 %

 

« Le rapport de 2019 révèle que notre pays est riche en visionnaires qui ne manquent pas d'ambitions, ajoute M. Thomas, mais on constate un décalage entre les organisations canadiennes et leurs contreparties étrangères. Que ce soit par manque d'expérience en matière de nouvelles technologies ou en raison de la légendaire prudence des Canadiens, toujours est-il que nos entreprises peinent à se rallier à la nouvelle "norme" numérique. Le virage technologique rapide entraîne des changements fondamentaux. S'il veut rester dans la course, le Canada doit accélérer la cadence. »

Pour consulter la version intégrale du rapport Perspective des chefs de la direction canadiens en 2019 de KPMG, rendez-vous à home.kpmg/ca/perspective-des-chefs-de-direction

 

À propos de l'étude mondiale Perspective des chefs de la direction en 2019 de KPMG

Ce sondage comprend les opinions de 75 chefs de la direction canadiens et fait partie d'une étude mondiale de KPMG fondée sur la participation de près de 1 300 chefs de la direction du monde entier. Près de la moitié (40 %) des organisations dirigées par les répondants canadiens ont des revenus annuels variant entre 1 milliard et 9,99 milliards de dollars (9 % d'entre elles ont des revenus supérieurs à 10 milliards de dollars et 51 %, des revenus se situant entre 500 millions et 999 millions de dollars). Parmi les personnes interrogées, 59 % ont occupé leur poste entre quatre et neuf ans.

L'étude représente des chefs de direction d'entreprises œuvrant dans un large éventail de secteurs, les trois principaux étant le secteur bancaire, le secteur de l'énergie et celui de la gestion d'actifs. Les chefs de direction venant des secteurs de l'assurance, des marchés de consommation et du commerce de détail, de l'infrastructure, de l'automobile, des télécommunications, des sciences de la vie et de la technologie ont aussi été représentés.

 

À propos de KPMG

KPMG s.r.l./S.E.N.C.R.L., cabinet d'audit, de fiscalité et de services-conseils (kpmg.ca) et société canadienne à responsabilité limitée constituée en vertu des lois de l'Ontario, est le cabinet canadien membre de KPMG International Cooperative (« KPMG International »). Les cabinets membres de KPMG comptent 207 000 professionnels dans 153 pays.

Les cabinets indépendants membres du réseau KPMG sont affiliés à KPMG International, entité suisse. Chaque cabinet membre est une personne morale distincte et indépendante, et se décrit comme tel.

 

CONTACT

Kevin Dove
Directeur, Communications de la société
KPMG au Canada
416-777-8026
kdove@kpmg.ca

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