​L'an 2021 a été une année record pour le capital de risque au Canada, avec 1 053 transactions d'une valeur de 12,72 milliards de dollars, des sommets au chapitre du nombre d'opérations et de leur valeur. Malgré une baisse marquée au dernier trimestre, l'activité au rythme effréné de l'an dernier a dépassé le record de 2019 (qui comptabilisait 873 transactions d'une valeur de 5,7 milliards de dollars) et les chiffres de 2020 (avec 802 transactions d'une valeur de 4,2 milliards de dollars).

L'écosystème d'innovation qui se développe au Canada attire plus d'investisseurs nationaux et mondiaux que jamais auparavant. Cette réalité, combinée à des évaluations d'entreprises élevées, à de faibles taux d'intérêt et à une hausse de près de 22 % de l'indice composé S&P/TSX, a propulsé le marché du capital de risque vers de nouveaux sommets.

Fait remarquable, malgré un fléchissement dans l'activité de capital de risque, ce quatrième trimestre a enregistré la meilleure performance de tous les T4 en ce qui concerne la valeur des transactions. On y a recensé 202 transactions d'une valeur de 1,9 milliard de dollars (contre 248 transactions d'une valeur de 3,1 milliards de dollars au troisième trimestre), les secteurs des soins de santé et des technologies financières suscitant un vif intérêt. Ce fléchissement quant au dénombrement et à la valeur des transactions du quatrième trimestre au Canada reflète des tendances semblables aux États-Unis et partout dans le monde. En effet, le ralentissement saisonnier des Fêtes, l'éclosion d'un nouveau variant de la COVID-19, une inflation élevée persistante et des perturbations dans la chaîne d'approvisionnement ont probablement affaibli l'appétit des investisseurs.

Malgré une diminution au cours des trois derniers mois, les activités de capital de risque des sociétés au Canada ont aussi atteint de nouveaux sommets en 2021, avec 238 transactions d'une valeur de 6,1 milliards de dollars. Ainsi, 40 transactions d'une valeur de 799 millions de dollars ont été enregistrées au T4, ce qui représente une baisse notable par rapport aux trois trimestres records précédents. CIBC, Thomson Reuters, Spin Master et Clio ont annoncé la création d'opérations de capital de risque au quatrième trimestre, s'ajoutant à d'autres sociétés canadiennes dans le secteur, comme Telus, Shopify et Power Corp.

En 2021, le nombre de sorties a également atteint un point culminant, avec 135 premiers appels publics à l'épargne (PAPE) d'une valeur de 8,5 milliards de dollars, pulvérisant le record de l'année précédente. Le dernier trimestre a été plus calme en ce qui concerne les PAPE au Canada, avec à peine 27 sorties d'une valeur de 3,5 milliards de dollars, une baisse considérable par rapport aux neuf premiers mois de l'année.

De nombreuses sociétés canadiennes ont fait leur entrée en bourse l'an dernier, et leurs titres se sont échangés en deçà de la valeur de leur PAPE. Dans bien des cas, cette chute a été causée par la volatilité du marché provoquée par les manchettes quotidiennes au sujet du variant de la COVID-19, des perturbations dans la chaîne d'approvisionnement et des préoccupations liées à l'inflation. Bien que ces conditions puissent se poursuivre en 2022, l'activité liée aux PAPE devrait rester vigoureuse dans les deux premiers trimestres de l'année, étant donné que davantage de sociétés cherchent une porte de sortie tandis que les évaluations demeurent élevées.

Pour en savoir plus sur les tendances canadiennes et mondiales en capital de risque, consultez le rapport trimestriel Venture Pulse de KPMG Entreprise.

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