Les chefs de la direction de grandes sociétés canadiennes sont prêts à prendre de l'expansion et sont à la recherche d'entreprises à acquérir; ils sont neuf sur dix à planifier une acquisition au cours des trois prochaines années.

Après une période d'adaptation à la pandémie de COVID-19, le nombre de fusions et acquisitions a nettement augmenté au cours des 12 à 18 derniers mois. Cette activité est alimentée par la grande disponibilité de capitaux, les fortes évaluations et les faibles taux d'intérêt, qui facilitent le recours à l'effet de levier pour réaliser des acquisitions.

95%

cherchent à procéder à une acquisition au cours 3 prochaines année

Des conditions propices aux F&A

De nombreuses grandes entreprises disposent de capitaux importants, et leurs dirigeants cherchent le meilleur moyen de créer de la valeur pour les actionnaires. Ils se tournent donc vers les acquisitions pour créer des synergies qui généreront un rendement considérable pour les actionnaires.

Pour les entreprises, les acquisitions représentent l'occasion de se fixer dans une région particulière, de diversifier leurs services de base ou d'asseoir plus fermement leur position de chef de file dans leur marché. Elles utilisent aussi de plus en plus ce moyen pour intégrer des technologies novatrices à leurs activités. Au cours des dernières années par exemple, on a pu voir plusieurs banques s'adjoindre des fintechs, et des assureurs faire de même avec des assurtechs. D'autres secteurs font aujourd'hui appel à cette stratégie, notamment ceux des systèmes CVC et de la gestion de l'eau.

Une offre qui correspond à la demande

Selon un récent sondage de KPMG auprès des propriétaires de petites et moyennes entreprises (PME), près du tiers d'entre eux souhaitent que leur entreprise fasse l'objet d'une acquisition.

Les propriétaires d'entreprises mettent leurs sociétés sur le marché des acquisitions, motivés par les évaluations élevées à déclencher des événements de liquidité et à encaisser une partie de leurs bénéfices. Au cours des 15 dernières années, le marché canadien a également vu naître et croître des sociétés de capital-investissement. Et comme ces sociétés ont tendance à détenir leurs actifs pendant 5 à 10 ans, elles sont plus nombreuses à retontir sur le marché au terme de leur cycle de financement afin de chercher des liquidités.

Investir judicieusement

Dans un marché aussi effervescent, les entreprises devront réfléchir avec soin pour déterminer si une acquisition potentielle permettra réellement de créer de la valeur pour les actionnaires, et pour ce faire, elles devront procéder à un contrôle diligent approfondi. Les entreprises devront aussi envisager d'investir dans une équipe chargée de l'expansion commerciale qui pourra évaluer correctement le marché pour repérer des cibles d'acquisition potentielles.

Les répercussions de la pandémie sont partout différentes, et la valeur des entreprises cibles dépendra de leurs positions sur la courbe en K. Par exemple, le tiers des PME sondées ont dit craindre pour leur survie dans les trois prochaines années, et le tiers souhaitent faire l'objet d'une acquisition pour demeurer concurrentielles. Les acheteurs devront déterminer si les entreprises qui ont une trajectoire descendante et semblent représenter une bonne affaire pourront augmenter leur rendement dans une économie normale et combler l'écart d'ici là. À l'autre extrémité de la courbe, ils devront aussi établir si les entreprises qui empruntent une trajectoire ascendante pourront maintenir le cap dans une économie normale et justifier leur valeur.

Benjie Thomas

« Le marché actuel des acquisitions est très compétitif; les entreprises devront procéder à un contrôle diligent approfondi et réfléchir avec soin pour déterminer si une acquisition potentielle permettra réellement de créer de la valeur pour leurs actionnaires. »

— Benjie Thomas, Leader, Services-conseils, Canada

Planifier pour un gain à long terme

Dans deux tiers des transactions, les entreprises acquéreuses n'atteignent pas les objectifs fixés par la direction. Dans ce groupe, 70 % de l'érosion de la valeur survient après la transaction. Pour éviter ce piège, les entreprises doivent commencer tôt à planifier l'intégration. Elles doivent se pencher sur les ressources humaines et les facteurs culturels de l'intégration d'une autre entreprise, déterminer quels aspects de l'entreprise peuvent créer des synergies et se concentrer sur ceux-ci.

Avec un contrôle diligent minutieux et des ressources dédiées, les dirigeants canadiens qui observent le marché avec optimisme et cherchent à réaliser des acquisitions pourront déterminer s'ils sont en mesure de créer de la valeur pour leurs actionnaires. Et les propriétaires qui cherchent à vendre leur entreprise trouveront fort probablement des acheteurs enthousiastes.

Ce que nous pouvons faire pour vous aider

Communiquez avec nous

Tenez-vous au courant de sujets qui vous intéressent.

Inscrivez-vous aujourd’hui pour avoir accès à du contenu personnalisé en fonction de vos intérêts.

Inscrivez-vous dès aujourd’hui

Communiquez avec nous