81%

des chefs de la direction canadiens s’appuient sur la raison d’être de l’entreprise pour répondre aux besoins des parties prenantes.

La pandémie et d'autres événements récents ont attiré l'attention sur la réponse des entreprises aux enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Les clients, les employés, les investisseurs et d'autres parties prenantes s'attendent à des décisions toujours plus responsables de la part des entreprises à l'égard de l'environnement et des enjeux de société.

Selon notre récent sondage Perspective des chefs de la direction, 70 % des dirigeants canadiens interrogés constatent que leurs parties prenantes sont plus exigeantes à l'égard des enjeux ESG. Une part importante de cette pression provient des investisseurs institutionnels (59 %) et des organismes de réglementation (29 %), mais les clients (7 %) et les employés actuels et nouveaux (5 %) ne sont pas en reste et souhaitent également que les dirigeants accélèrent le pas. De toute évidence, la volonté de changement n'est plus l'apanage des organisations communautaires et fait désormais partie des intentions du monde de la finance et des gouvernements.

Diriger avec conviction

Les leaders sont à l'écoute, ils veulent s'attaquer aux enjeux ESG et cherchent à mettre à profit leur mission d'entreprise lorsqu'ils prennent des décisions.

Aspects sur lesquels la mission de l’entreprise aura la plus grande incidence, selon les chefs de la direction canadiens.

Parmi leurs homologues internationaux, les chefs de la direction canadiens sont ceux qui s’appuient le plus sur leur raison d’être (ou mission) pour prendre des mesures afin de tenir compte des besoins de leurs parties prenantes. Comme l’illustre le graphique ci-dessous, ces chefs d’entreprise estiment que leur raison d’être a surtout une incidence positive sur les relations avec la clientèle; sur la réputation de la marque; et sur la répartition des capitaux, les partenariats, les alliances et la stratégie de F&A.

Le graphique montre également que 79 % des chefs de la direction canadiens estiment que la raison d'être de leur entreprise aura une incidence sur son rendement financier, un résultat qui, bien qu'élevé, est inférieur à celui de leurs homologues ailleurs dans le monde (89 %). On peut y voir une occasion pour les chefs d'entreprises canadiennes d'examiner et d'optimiser leurs stratégies et de s'assurer qu'ils répondent à la fois aux besoins financiers de l'entreprise et à ceux des parties prenantes, tout en tenant compte des grands enjeux de société, dans l'intérêt de tous.

Des efforts ESG judicieux pour les affaires

Si le lien entre la mission de l'entreprise et ses résultats financiers n'est pas encore aussi évident pour les chefs de la direction canadiens, la majorité d'entre eux disent tout de même que les grands enjeux planétaires, comme l'inégalité des revenus et les changements climatiques, représentent une menace pour la croissance à long terme de leur entreprise et requièrent des actions concrètes.

À cet égard, les chefs de la direction se disent prêts à mettre leur argent à contribution pour s'attaquer aux défis, et plus de la moitié s'attendent à consacrer plus de 5 % de leurs revenus à des programmes visant le développement durable. Cet engagement marque un pas important vers la création de valeur et un réel changement, pour les entreprises comme pour leurs parties prenantes. Par ailleurs, un tel investissement doit être fait de façon réfléchie et stratégique. Les entreprises doivent en effet bien comprendre leurs enjeux ESG, définir leur stratégie en la matière et déterminer comment la mettre en œuvre.

  

73%

affirment que l’inégalité des revenus et les changements climatiques représentent une menace à long terme pour la croissance et la valeur de leur entreprise

Roopa Dave

« Au moment d'articuler une stratégie ESG, la première étape consiste à faire intervenir l'ensemble des parties prenantes, y compris les investisseurs, les organismes de réglementation, les clients et les employés, pour comprendre ce qui compte à leurs yeux. Une bonne compréhension de ce qui se passe dans l'univers ESG hors de votre entreprise et de l'intégration de ces enjeux à vos stratégies actuelles peut vous aider à savoir où concentrer vos efforts pour un effet maximal. »

— Roopa Davé, associée, Développement durable et impact social

Les enjeux sociaux à l'avant-scène

Si les changements climatiques demeurent une des principales préoccupations des leaders, la pandémie et d'autres bouleversements sociaux récents ont poussé les parties prenantes à s'intéresser de près à d'autres questions et à accroître leurs exigences quant au volet social des facteurs ESG. Les chefs de la direction canadiens s'attendent à ce que leurs parties prenantes surveillent de plus en plus leur rendement à l'égard des enjeux de société et les tiennent toujours plus responsables des progrès réalisés sur le plan de l'inclusion et de la diversité au sein de leur organisation.

Pour satisfaire les parties prenantes et gagner la course aux talents, les entreprises devront en effet intégrer l'inclusion et la diversité à tous les niveaux de leur organisation et s'assurer non seulement d'attirer des talents diversifiés, mais aussi de les fidéliser, de veiller à leur épanouissement et de promouvoir une culture d'équité au travail.

Rob Davis

« Dans les milieux de travail véritablement inclusifs, tous les points de vue sont entendus et tout le monde a la possibilité d'influencer la prise de décisions. Et dans les modèles de travail hybrides, cela revêtira encore plus d'importance. »

— Rob Davis, chef, Inclusion et diversité, président du conseil d'administration et associé, KPMG au Canada

G pour gouvernance

Devant une pression accrue des parties prenantes, les organisations et leurs leaders auront de plus en plus à rendre des comptes sur leurs engagements et les résultats obtenus en matière d'enjeux ESG et de durabilité. Cependant, 41 % des chefs de la direction disent qu'ils peinent encore à définir une stratégie ESG convaincante. Qui plus est, 27 % ont de la difficulté à répondre aux demandes de reddition de compte de leurs parties prenantes et investisseurs, et 21 % estiment qu'ils n'ont pas encore la rigueur requise pour produire des rapports ESG.

Canada 75%

des chefs de la direction canadiens constatent que leurs parties prenantes exigent davantage d’information et de transparence sur les facteurs ESG

Global 58%
Heather Baker

« Il est essentiel de disposer d'une stratégie ESG complète pour être en mesure de présenter des résultats ESG convaincants aux parties prenantes. Et pour ce faire, il est primordial de recueillir des données fiables sur le sujet. »

— Heather Baker, associée directrice canadienne, Qualité et gestion des risques, et leader, Impact social, KPMG au Canada

Mesures principales :

  1. Pour répondre à la pression croissante des pouvoirs publics, des organismes de réglementation, des consommateurs et des employés, les entreprises doivent bien comprendre leur stratégie ESG et son effet sur la prise de décisions.
  2. Elles doivent également instaurer une culture de diversité et d'inclusion dans l'ensemble de l'organisation si elles souhaitent attirer de nouveaux employés et les maintenir en poste tout en répondant aux attentes des investisseurs et du gouvernement.
  3. Les entreprises doivent se doter de rigueur et d'une méthode pour établir, mesurer et rendre compte de leur progrès par rapport à leurs engagements ESG.

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