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Le Canada est un acteur important du secteur minier mondial. Il compte certaines des plus grandes sociétés et certains des plus grands projets de métaux et de minéraux au monde, et est un important producteur de marchandises qui sont essentielles à l’économie canadienne et mondiale. De ce fait, l’arrivée de la pandémie de COVID-19 l’an dernier a durement frappé les parties prenantes du secteur partout au pays : entreprises, employés, communautés et investisseurs.

Comme dans d’autres industries, les sociétés minières canadiennes ont réagi immédiatement à la pandémie afin d’assurer la sécurité de leurs employés, des communautés dans lesquelles elles exercent leurs activités et de la chaîne d’approvisionnement. Bien que généralement considéré comme essentiel, le secteur a dû subir des fermetures et s’est appuyé sur sa solide culture de santé et de sécurité pour s’adapter et reprendre rapidement ses activités. Aujourd’hui, il semble bien placé pour tirer parti de la reprise post-pandémique.

Sondage mondial de KPMG sur les risques dans le secteur minier en 2021

Le rapport de KPMG Risques et occasions dans le secteur minier en 2021 : Perspectives mondiales met en lumière la résilience du secteur face à des risques complexes et diversifiés, allant des fluctuations de prix des produits de base et de l’incertitude économique à l’accès aux capitaux et aux facteurs ESG. Les répondants au sondage, dont 39 % sont des sociétés minières établies au Canada, sont en grande partie confiants de pouvoir relever ces défis.

D’après le sondage, les sociétés minières canadiennes partagent bon nombre de leurs préoccupations avec leurs homologues étrangers. On relève toutefois quelques différences notables dans des domaines comme la croissance, les facteurs ESG et les perspectives du secteur. Dans ce qui suit, nous examinons de plus près les préoccupations des sociétés canadiennes et de leurs pairs à l’échelle mondiale*.

*Les données mondiales excluent le Canada aux fins de comparaison

Risques relevés dans le secteur

Principaux risques

Perspectives de croissance

Principales stratégies de croissance – Canada

  1. Croissance interne M&A
  2. Fusions et acquisitions
  3. Innovation et transformationtechnologique
  4. Gains de productivité tirésdes opérations existantes /coentreprises et partenariats

Selon notre sondage, environ deux tiers des sociétés minières au Canada et dans le monde sont confiantes quant à leur capacité de croissance au sortir de la pandémie. Au départ, la crise a durement touché les prix de la plupart des produits de base, à l’exception de l’or, qui est considéré comme une valeur refuge en période de difficultés économiques. Les prix de nombreux produits ont ensuite rebondi et continuent encore de grimper, ce qui est susceptible d’améliorer les perspectives depuis notre sondage.

Cependant, on observe certaines différences dans la stratégie de croissance qu’adopteront les entreprises au pays et ailleurs dans le monde : environ les deux tiers des sociétés minières canadiennes estiment que la croissance interne les aidera à prendre de l’expansion cours des trois prochaines années, contre un peu plus de la moitié des répondants à l’échelle mondiale.

Importance de la croissance interne au cours des trois prochaines années

Les fusions et acquisitions ont été citées parmi les principales stratégies de croissance par 44 % des répondants canadiens, contre 22 % des répondants étrangers. Ces résultats ne sont peut-être pas surprenants étant donné le nombre élevé de petites et moyennes sociétés minières établies au pays, qui sont souvent des cibles de choix pour les fusions et les acquisitions, et compte tenu de la tendance à la consolidation comme stratégie de croissance. En effet, environ deux tiers des sociétés minières canadiennes et mondiales estiment que le secteur doit miser sur la consolidation pour gérer les coûts et les risques plus efficacement.

Selon le sondage, plus de la moitié des répondants canadiens et étrangers conviennent que, pour réussir, leur entreprise doit adopter de nouveaux modèles d’affaires, comme des partenariats stratégiques, du financement par capitaux propres et des partenariats public-privé. En outre, ils sont 40 % à convenir que l’accès au capital a posé un défi au cours des trois dernières années. Le tiers des répondants canadiens affirment que cette contrainte les a forcées à modifier leur stratégie pour l’avenir, contre 42 % à l’échelle mondiale. En revanche, un plus grand nombre de sociétés canadiennes affirment que leur capacité d’accès aux sources traditionnelles de capitaux s’est améliorée au cours de la dernière année. On constate par ailleurs une demande accrue de métaux « verts » comme le lithium, le cobalt et le nickel, qui sont essentiels à la transition mondiale vers les énergies propres. Comme le nombre de sociétés minières cotées sur les marchés boursiers canadiens est supérieur à celui de tout autre marché dans le monde, beaucoup de ces sociétés recueillent des fonds ici au Canada ainsi qu’aux États-Unis.

Stratégie de croissance axée sur les F&A
Meilleure capacité d’accès aux capitaux

Par ailleurs, le sondage révèle que les sociétés minières misent sur l’innovation et la technologie pour contrôler les coûts et assurer une croissance durable. Environ le tiers de tous les répondants croient que l’innovation et la transformation technologique stimuleront la croissance future. Près de la moitié s’attendent à d’importantes perturbations technologiques dans le secteur au cours des trois prochaines années, et un peu plus de 80 % y voient une occasion plutôt qu’une menace. Pourtant, seulement un tiers des répondants canadiens affirment que leur organisation prend des mesures proactives pour perturber le secteur. À l’échelle mondiale, ils sont un peu plus de la moitié à l’affirmer, ce qui pourrait constituer un enjeu pour la compétitivité future.

Stratégie de croissance affectée par l’accès aux capitaux
Perturbation active du secteur minier

Les facteurs ESG sous les projecteurs

Les enjeux relatifs aux facteurs ESG figuraient parmi les cinq principaux risques cités par les sociétés canadiennes et étrangères. Mentionnons entre autres les relations avec les communautés et l’acceptabilité sociale, les risques environnementaux et la délivrance de permis. Seuls des risques macroéconomiques, dont la fluctuation du prix des produits de base, la pandémie et la situation économique mondiale, ont été plus souvent cités. Les sociétés minières canadiennes sont plus préoccupées que leurs homologues étrangers par le volet social des facteurs ESG, à savoir les relations avec les communautés et l’acceptabilité sociale.

Principaux risques – Délivrance de permis
Principaux risques – Relations avec les communautés et acceptabilité sociale

Les sociétés minières au Canada et ailleurs dans le monde conviennent largement qu’elles ont besoin d’une stratégie claire et mesurable en matière de facteurs ESG, et que leur réussite future en dépend. Parmi les répondants canadiens, 90 % conviennent que le succès de leur entreprise est de plus en plus évalué en fonction de l’atteinte des cibles ESG, contre 79 % des répondants étrangers. Cette proportion plus élevée au Canada pourrait être attribuable à l’attention croissante que portent les investisseurs, le gouvernement et d’autres parties prenantes aux facteurs ESG. Et le secteur minier n’est pas seul – les investisseurs institutionnels et autres adoptent de plus en plus des stratégies d’investissement durable pour tous les secteurs. Les entreprises doivent donc se préparer à faire l’objet d’une surveillance accrue de leur performance en matière de durabilité pour continuer d’avoir accès au capital.

Succès des sociétés évalué en fonction de l’atteinte d’objectifs liés aux facteurs ESG

Perspectives du secteur

Les répondants canadiens sont plus optimistes que leurs homologues étrangers quant à l’avenir de leur organisation et de l’ensemble du secteur au sortir de la pandémie mondiale et du ralentissement économique. Selon le sondage, 24 % des sociétés minières canadiennes sont « beaucoup plus optimistes » que l’an dernier pour leur organisation, soit deux fois plus que les sociétés à l’échelle mondiale. Dans la même veine, un nombre plus élevé de sociétés canadiennes jugent que l’accès aux formes traditionnelles de capital s’est amélioré.

Optimisme quant aux perspectives de l’organisation
Optimisme quant aux perspectives du secteur

L’optimisme des sociétés minières canadiennes indique que le secteur continue de s’adapter aux défis auxquels il est confronté – et la pandémie en a assurément été un de taille. Selon le sondage, les sociétés minières au Canada et ailleurs dans le monde sont prêtes à accueillir le changement, qu’il s’agisse de perturbations technologiques ou d’amélioration de la performance ESG, pour renforcer leur bilan et assurer une croissance durable.

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