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Les modèles de rémunération existants créent ainsi des obstacles financiers involontaires, qui peuvent empêcher les services publics d’adopter des solutions infonuagiques.

La technologie infonuagique a évolué, tout comme le marché des services infonuagiques, qui couvre désormais toute la gamme de services, des opérations et de la proposition de valeur des compagnies d’électricité. Les principales raisons qui poussent les services publics à adopter l’infonuagique sont souvent la flexibilité, la sécurité et l’agilité accrues qu’offrent les ententes infonuagiques. Ces ententes permettent également de réduire les coûts et d’accroître l’efficacité par rapport aux systèmes informatiques classiques qui sont hébergés et gérés sur place.

Malheureusement, les modèles de réglementation économique actuels peuvent décourager l’adoption de services infonuagiques par les services publics d’électricité canadiens, car les investissements en infonuagique ne font pas partie de la base tarifaire. Cela est dû en partie aux modèles de rémunération utilisés par les organismes de réglementation qui autorisent des taux de rendement sur les immobilisations détenues par les services publics, mais pas pour les services par abonnement et les coûts de mise en oeuvre connexes traités comme des dépenses d’exploitation, lesquels ne sont pas admissibles à un rendement.

Les modèles de rémunération existants créent ainsi des obstacles financiers involontaires, qui peuvent empêcher les services publics d’adopter des solutions infonuagiques et donc de profiter des mêmes avantages que de nombreux autres secteurs qui ont adopté l’infonuagique.

Des associations du secteur amorcent une étude

L’Association canadienne de l’électricité (ACÉ) et l’Association canadienne du gaz (ACG) ont fait appel à KPMG au Canada pour évaluer les défis et les occasions liés à la capitalisation des services infonuagiques par les services publics d’électricité au Canada, et pour élaborer une série d’options que les tribunaux de réglementation canadiens pourront prendre en considération lorsqu’ils établiront des politiques ou des règles sur le sujet.

Les deux associations considèrent qu’il s’agit là « d’une première étape importante dans la transition vers de nouvelles installations informatiques complexes et coûteuses, qui échappent souvent à la compétence de chaque service public en termes de capital et de ressources techniques. » - Publication trimestrielle sur la réglementation de l’énergie.

Pprincipales conclusions

KPMG a interrogé les parties prenantes dans le cadre d’un processus de consultation. Plusieurs messages clés s’en sont dégagés, dont les suivants :

  • Un consensus quasi unanime s’est dégagé pour que les services publics canadiens soient autorisés à reporter les coûts liés à l’infonuagique et à obtenir un rendement réglementé (composé d’un rendement de la dette et des capitaux propres) similaire à celui des investissements sur site en informatique.
  • À ce jour, peu de services publics canadiens se sont adressés directement à l’organisme de réglementation de leur région pour demander l’autorisation de reporter les dépenses liées à l’utilisation de solutions infonuagiques.

Éléments faisant consensus auprès des parties prenantes

L’infonuagique sera un élément clé de l’innovation dans le secteur des services d’électricité et pourrait être associée à de nombreux nouveaux services, comme les technologies intelligentes et les ressources énergétiques distribuées.

  • L’adoption de l’infonuagique varie beaucoup d’une entreprise de services publics canadienne à l’autre.
  • Les entreprises canadiennes de services publics reconnaissent qu’elles devront tôt ou tard passer à l’infonuagique.
     

Options stratégiques

Le rapport propose aux organismes de réglementation six options à envisager au moment d’établir les taux de recouvrement des dépenses en infonuagique. D’après l’analyse de KPMG et les hypothèses utilisées, le rapport indique que les autres options ont un potentiel considérable pour compenser les bénéfices auxquels les actionnaires renoncent lorsqu’ils s’éloignent des projets internes classiques. En résumé, elles peuvent être utiles pour les organismes de réglementation qui souhaitent encourager la transition vers des ententes informatiques différentes.

Consultez le rapport complet ainsi que les options proposées sur le site web de Publication trimestrielle sur la réglementation de l’énergie.

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