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Comment la pandémie accélère l’avenir de l’audit

Comment la pandémie accélère l’avenir de l’audit

La COVID-19 a accéléré l’évolution de l’expérience d’audit vers un audit virtuel.

Naveen Kalia

Associé, Services financiers, Audit

KPMG au Canada

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Tel que publié dans le numéro 6 de l'édition de l'automne 2020 de ThinkTWENTY20 (en anglais).

Naveen Kalia, CPA, est associé responsable de l'innovation en audit chez KPMG au Canada. Comptant plus de 20 ans d'expérience professionnelle, il est chargé de trouver et de mettre en œuvre des innovations de pointe pour transformer et orienter l'avenir de l'audit. Il est aussi associé leader auprès d'un grand nombre d'institutions financières clientes du cabinet, car il a été auditeur et conseiller de grandes banques et compagnies d'assurance, d'importants courtiers en valeurs mobilières et sociétés de services financiers.

La pandémie de coronavirus a forcé les entreprises à adopter le télétravail et à intégrer les technologies numériques, qu'elles soient prêtes ou non. Alors que l'apparition de nouvelles technologies et les attentes croissantes des investisseurs avaient déjà déclenché une mutation du processus d'audit, la COVID-19 a considérablement accéléré l'évolution vers un audit « virtuel ».

Or, il ne s'agit pas simplement d'effectuer un audit par clavardage vidéo ou de transférer en ligne un processus traditionnel. Vous pouvez partager des écrans d'ordinateur, mais vous avez quand même besoin d'éléments de preuve documentés clairs; sinon, un audit n'est pas un audit, c'est une conversation.

Il s'agit plutôt d'une transformation numérique, qui métamorphose complètement le processus d'audit en une expérience d'audit réinventée. Le vent avait commencé à tourner avant la COVID-19. Les comptables exploitaient déjà de nouvelles technologies et les mégadonnées pour réaliser des audits de meilleure qualité, plus efficaces et plus ciblés. KPMG au Canada a même été l'un des premiers à adopter de telles technologies et, depuis plus de dix ans, le cabinet intègre l'innovation numérique dans ses audits par le biais de l'analyse de données, d'outils technologiques avancés d'évaluation des risques et de la détection d'anomalies basée sur des règles. Plus récemment, nous avons ajouté l'intelligence artificielle (IA) à certains de nos audits.

Cependant, la pandémie a précipité la transformation. L'incertitude, combinée avec un virage numérique accéléré généralisé, a encouragé l'innovation et la réflexion hors des sentiers battus. Soudain, les entreprises se sont mises à restructurer leurs opérations commerciales pour y intégrer les clients, les fournisseurs et les organismes de réglementation. Avec la fermeture des lieux de travail et la nécessité d'une distanciation physique, les auditeurs exploitent des technologies existantes et nouvelles pour effectuer des audits à distance, de l'extraction et de l'analyse des données à distance à la prise d'inventaire au moyen de drones. Et ces nouveaux modes de fonctionnement doivent se faire dans le respect des normes établies et fournir une assurance aux parties prenantes.

L'audit en temps de pandémie

Une transformation numérique pourrait s'avérer essentielle en ces temps inhabituels, la distanciation physique et le télétravail étant devenus la norme. Mais l'avenir de l'audit ne se résume pas à des audits à distance. Il s'agit de transformer les processus sous-jacents à l'aide de la technologie pour atteindre trois objectifs : un audit de meilleure qualité, un audit plus efficace et des données commerciales utiles pour nos clients grâce au processus d'audit traditionnel.

La COVID-19 a brusquement forcé le changement, et ce, en quelques jours. Les organismes de réglementation des valeurs mobilières fédéraux et provinciaux ont assoupli quelque peu leurs échéances au début de la pandémie, mais, pour les rapports trimestriels et annuels courants, les entreprises ont dû accélérer leurs pratiques numériques.

Les normes n'ont pas changé, mais la pandémie a entraîné de nouveaux risques. Selon le Conseil canadien sur la reddition de comptes (CCRC), des changements importants ont été apportés aux contrôles internes en raison du télétravail. Cela rend les entreprises plus vulnérables à la fraude et aux cyberattaques, souvent alors qu'elles font face à des contraintes de ressources et à des réductions de personnel, ce qui rend encore plus difficile la conception de contrôles efficaces.

Avant la pandémie, de nombreuses grandes entreprises étaient bien engagées dans le processus de numérisation de leurs documents; les petites entreprises venaient tout juste d'entamer le processus ou avaient peu avancé. Mais la pandémie a forcé tout le monde à adopter une nouvelle façon de procéder aux audits. C'est alors que les systèmes d'extraction de données en nuage ont été immédiatement mis à l'essai.

L'extraction et le téléchargement de toutes les données financières de nos clients (y compris la documentation à l'appui) ont permis aux auditeurs d'envisager l'audit autrement. Par le passé, si un auditeur utilisait une méthode d'échantillonnage statistique sur un lot de factures, il y avait généralement un taux d'erreur présumé. L'accès à distance à toutes les données de nos clients nous a toutefois permis d'appliquer de nouvelles routines améliorées d'analyse de données capables de tester chaque opération, de sorte que toute erreur constitue une erreur récurrente. Si les chiffres ne correspondent pas, il y a un problème.

La pandémie a forcé le changement par nécessité : il y avait urgence d'agir. Les obstacles traditionnels à l'accès des auditeurs aux données – résistance et préparation des clients – ont été rapidement surmontés et la technologie d'audit a été mise à l'essai. Et ça a marché. Nous avons eu un aperçu de l'avenir : les clients peuvent voir des perspectives en temps réel à mesure que la profession progresse dans l'adoption de l'audit en continu. La pandémie nous a rapprochés de cet objectif et accélère l'investissement dans la technologie pour nous aider à y parvenir.

Les visites sur place reprendront éventuellement, mais bon nombre de ces changements seront permanents. L'expérience a montré aux marchés et aux organismes de réglementation que la qualité de l'audit s'est améliorée. Elle nous a aussi montré la voie vers l'avenir, que ce sera possible et mieux. Mais elle a également mis en évidence d'autres besoins; les derniers mois ne sont que le début du processus.

Trois façons dont la technologie transforme les audits

L'audit a toujours été un processus fondé sur des techniques d'échantillonnage statistique. Par exemple, si vous auditez 1000 factures, vous pouvez effectuer un échantillonnage statistique qui vous donnera 40 éléments à tester. Mais nous pouvons maintenant utiliser des techniques avancées d'analyse de données, d'automatisation basée sur des règles et d'intelligence artificielle pour passer de l'échantillonnage statistique à l'examen de la totalité des transactions d'un client en temps réel. Qu'il s'agisse d'examiner les 1000 factures d'une petite entreprise de fabrication ou les 140000 portefeuilles de titres et d'instruments dérivés de grandes institutions financières, le constat est clair : l'utilisation de la technologie donne lieu à un audit de bien meilleure qualité.

Le fait de confier à la technologie les tâches courantes fondées sur des règles améliore considérablement l'efficacité de l'audit et permet aux professionnels de l'audit de se concentrer sur les valeurs aberrantes et les anomalies.

Au cours des deux dernières années, KPMG a également travaillé à l'élaboration d'outils d'évaluation des risques qui superposent l'apprentissage machine — une variante de l'intelligence artificielle — aux algorithmes fondés sur des règles. Après avoir ingéré des quantités massives de données, le système peut signaler d'autres anomalies ou des transactions risquées en fonction de paramètres qu'il « apprend » de lui-même. Cette technologie peut également fournir des renseignements sur les processus d'une entreprise, éventuellement en temps réel, et permettre de repérer les valeurs aberrantes qui n'auraient pas été repérées autrement.

Voilà toute la puissance de l'IA : elle relève des tendances que les gens pourraient manquer ou ne pas avoir vues auparavant.

L'avenir de l'audit passera par l'audit en temps réel, dans le cadre duquel les clients enregistreront leurs transactions dans une chaîne de blocs et l'auditeur sera alerté en cas d'interactions inhabituelles ce qui lui permettra de procéder à un audit ponctuel.

Surmonter la résistance et le manque de préparation

Bien que l'avenir de l'audit s'annonce prometteur, des défis subsistent. L'efficacité des outils dépend de la qualité des données. Les données propres dans le format approprié sont essentielles à l'application de l'analyse de données, d'algorithmes fondés sur des règles et de l'IA.

Au cours de cette pandémie, les clients qui étaient bien avancés dans leur transformation numérique ont grandement bénéficié de données de qualité, nettoyées et formatées, ce qui a entraîné peu ou pas de perturbation dans leurs audits. Par exemple, grâce à des capacités d'extraction de données à distance et à des plateformes infonuagiques de partage de données, les clients ont pu partager des données en toute sécurité dans un format numérique. Cela les a aidés dans leur transition au télétravail et leur a procuré une plus grande résilience en période d'incertitude et de bouleversement.

Toutefois, de nombreuses entreprises canadiennes, en particulier les PME, n'en étaient qu'au début ou à mi-chemin de leur parcours numérique lorsque la COVID-19 a frappé. Cet événement sans précédent leur a ouvert les yeux : il était désormais urgent d'accélérer leurs capacités numériques. Si les entreprises réfléchissaient toujours à la nécessité et aux coûts d'une transformation numérique au début de l'année, les consignes de confinement ont clairement démontré la nécessité d'investir, ce qui en a incité plusieurs à agir.

Les entreprises qui n'avaient pas déjà numérisé leurs documents sources devaient le faire — et rapidement — pour pouvoir travailler à distance et éventuellement effectuer des audits à distance.

Très rapidement, les entreprises ont adopté les outils d'extraction de données, d'analyse de données et d'IA pour faciliter les audits en mode virtuel. Cette accélération de l'automatisation s'est avérée une bonne chose, car les organisations sont devenues plus résilientes et mieux placées pour répondre à la nouvelle réalité commerciale.

Infonuagique, IA et apprentissage machine

Au fur et à mesure que les entreprises transforment leurs méthodes pour recueillir et traiter des données, la profession comptable garde une longueur d'avance. C'est-à-dire qu'elle continue d'investir dans les capacités cognitives, d'apprentissage machine et d'intelligence artificielle pour fournir aux organisations des renseignements commerciaux fondés sur les données et répondre aux exigences changeantes en matière d'information et de réglementation. Cela pourrait nécessiter l'utilisation de technologies prêtes à l'emploi et de technologies personnalisées. KPMG au Canada s'est donc associé à des géants technologiques et à des entreprises en démarrage afin de créer des solutions d'audit numérique qui réunissent les meilleures fonctionnalités sur le marché et proposent un audit personnalisé.

Dès le lancement de sa plateforme d'audit intelligent, KPMG Clara, en 2017, KPMG est devenu le premier cabinet parmi les Quatre Grands à transférer son flux des travaux d'audit dans le nuage. Fondée sur la technologie Microsoft, KPMG Clara réunit des capacités avancées d'analyse prédictive et les plus récentes solutions d'apprentissage cognitif et d'IA en une seule plateforme infonuagique.

En parallèle, KPMG au Canada collabore actuellement avec d'autres sociétés de premier plan, dont MindBridge Ai, une société d'Ottawa, qui utilise l'IA pour examiner et analyser la totalité des opérations d'un client.

Les clients ont accès à KPMG Clara tout au long de leur audit. Ils peuvent donc voir l'état de leur audit en tout temps. À mesure que de plus en plus d'entreprises se tournent vers le travail virtuel, l'intégration de KPMG Clara avec Microsoft Teams offrira aux professionnels de l'audit une plateforme centralisée pour gérer et partager en toute sécurité les fichiers d'audit, suivre les activités liées à l'audit et communiquer à l'aide des fonctions de clavardage, d'appels vocaux et de vidéoconférence. Cela donne lieu à des discussions plus ciblées et plus constructives sur des constatations, des risques et des points de vue précis, en particulier en ce qui concerne les risques et les anomalies.

Certes, les investissements en technologie sont nécessaires, mais il n'existe pas de solution universelle. Sachant que les systèmes des clients sont tous différents, KPMG a opté pour une autre approche : rehausser les compétences de ses auditeurs pour qu'ils soient en mesure d'utiliser ces technologies et puissent se focaliser sur des solutions adaptées à chaque client.

Combler l'écart de compétences

En réalité, ces nouvelles technologies, et les attentes qui en découlent, évoluent rapidement, si bien que les auditeurs doivent constamment perfectionner leurs compétences et leurs méthodes. KPMG outille ses auditeurs pour répondre à ces demandes au moyen d'un programme appelé l'Université numérique. L'émergence d'outils et d'innovations de pointe qui transforment l'audit fait en sorte que les comptables veulent acquérir les connaissances nécessaires pour suivre la cadence et entrer dans l'avenir de l'audit.

KPMG a créé l'Université numérique en collaboration avec la Beedie School of Business de l'Université Simon Fraser il y a deux ans pour combler l'écart de compétences. Ce programme de deuxième cycle, l'un des seuls au Canada, préparera les auditeurs à une ère d'apprentissage automatique et d'intelligence artificielle. Les participants sont soit des comptables professionnels agréés (CPA), soit des candidats au titre de CPA.

Dans le cadre du programme, les participants découvrent l'analyse cognitive de données, soit l'utilisation des données pour dégager des informations cachées, révéler des tendances et prédire les résultats. L'auditeur de demain aura des compétences bien différentes de l'auditeur d'hier, de sorte qu'il contribuera à améliorer la qualité des audits et même à transformer la façon dont les données sont utilisées.

Les participants au programme obtiennent un certificat d'études supérieures en comptabilité – Analyse de données numériques et peuvent poursuivre à la maîtrise ès sciences en comptabilité – Analyse cognitive des données.

Bien que la technologie soit appelée à jouer un plus grand rôle dans les audits, elle n'est pas destinée à remplacer les auditeurs. En fait, la rapidité et l'efficacité avec laquelle la technologie traite d'importants volumes de données permettront aux auditeurs d'utiliser leurs nouvelles compétences en analyse de données pour dégager des renseignements utiles et formuler des recommandations stratégiques.

L'Université numérique amène également les participants à se pencher sur des problèmes de clients réels. Par exemple, un client consacrait entre 40 et 60 heures chaque trimestre au rapprochement de formulaires où les revenus se traduisaient en dollars canadiens. Grâce aux compétences acquises dans le cadre du programme, un étudiant a pu coder une solution sur mesure pour le client afin que le même processus prenne désormais seulement une trentaine de minutes sur simple pression d'un bouton.

La technologie, moteur de changement dans l'ensemble de l'écosystème de l'information financière

Avec l'utilisation accrue de la technologie, l'ensemble de l'écosystème de l'information financière sera amené à évoluer pour combler l'écart entre ce que nous sommes en mesure de faire et ce que les investisseurs attendent.

Bien que le rapport d'audit actuel présente une valeur évidente, le monde évolue rapidement et, dans ce contexte, on s'intéresse vivement au rôle fondamental que jouera l'audit dans l'écosystème d'information financière plus large. Les investisseurs et la société dans son ensemble recherchent un nouveau modèle d'audit d'entreprise, qui favorise une plus grande transparence et va au-delà des états financiers pour fournir une assurance à l'égard des mesures non conformes aux PCGR (principes comptables généralement reconnus), des informations non financières, y compris les indicateurs clés de performance (ICP), les questions environnementales, sociales et de gouvernance d'entreprise (ESG) et la cybersécurité.

Il ne fait aucun doute qu'un ensemble commun de mesures sociales et environnementales, et de recommandations en matière d'information verra le jour. Par exemple, de plus en plus, les investisseurs institutionnels attendent des entreprises un respect des pratiques exemplaires et des lignes directrices sectorielles établies par des organisations telles que le Sustainability Accounting Standards Board (SASB), et des recommandations du groupe de travail du Conseil de stabilité financière sur l'information financière relative aux changements climatiques (GIFCC).

Les organismes de réglementation du secteur financier et des valeurs mobilières sont contraints de rendre obligatoire l'adoption de ces cadres de présentation de l'information, auparavant volontaires. Pour y parvenir efficacement, l'ensemble de l'écosystème de l'information financière doit évoluer : les auditeurs doivent se perfectionner, les entreprises doivent disposer d'une connexion directe aux données, et les organismes de réglementation doivent renforcer et faire évoluer les normes pour les adapter aux nouvelles capacités technologiques telles que l'IA.

Regard sur l'avenir

Les machines, aussi bien programmées soient-elles, ne peuvent pas remplacer les personnes. Ce sont les relations, et le lien de confiance établi avec les clients, qui ont contribué à accélérer cette transition numérique pendant la pandémie.

Les clients ont accru leurs capacités numériques et accéléré leur transition de la tenue de dossiers papier aux plateformes infonuagiques de planification de ressources des entreprises et aux outils de collaboration. Dans sa récente étude mondiale sur les perspectives des chefs de la direction intitulée Global CEO Outlook, KPMG révèle que 84 % des chefs de la direction canadiens accordent désormais la priorité aux investissements en technologie afin d'atteindre leurs objectifs de croissance et de transformation, et que la vaste majorité (92 %) affirme que la COVID-19 a accéléré la transformation numérique de leurs activités.

Cependant, toute solution numérique doit comprendre des principes fondamentaux de sécurité et de protection de la vie privée pour permettre l'utilisation de toutes ces capacités, et cela doit demeurer une priorité pour les entreprises canadiennes, et plus que jamais.

La technologie permettra d'élargir la fonction d'audit afin de tirer davantage de renseignements utiles des données, ce qui permettra aux auditeurs de jouer un rôle plus actif. Par exemple, ils pourraient détecter une fraude en temps réel, plutôt que par un audit ponctuel basé sur des données datant de plusieurs années. Mais cela nécessite un nouvel ensemble de compétences, dans une industrie confrontée à une pénurie de compétences. Il faut également obtenir l'autorisation de la direction, surtout lorsqu'il s'agit de partager des données.

La COVID-19 a ouvert la voie à l'audit virtuel en temps réel. En très peu de temps, pressée par une pandémie mondiale, l'industrie est passée de la théorie à la pratique. Les visites sur place reprendront lorsque la pandémie sera maîtrisée. Mais l'évolution des processus d'audit demeurera.

Quand nous aurons adopté la numérisation et l'intelligence artificielle pour des audits de haute qualité et hautement efficaces, nous ne voudrons plus retourner en arrière. L'avenir de l'audit est à notre portée et plus proche que jamais.

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