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Rapport Venture Pulse, T1 2020 : La COVID-19 jette une ombre sur l’activité transactionnelle

Rapport Venture Pulse, T1 2020

Perspectives en capital de risque assombries par l’incertitude entourant le coronavirus

Sunil Mistry

Associé en audit, KPMG Entreprise et Technologie, médias et télécommunications

KPMG au Canada

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Venture pulse

Le premier trimestre de 2020 était du jamais vu.

Malgré la progression du nouveau coronavirus, les investissements mondiaux en capital de risque sont demeurés pratiquement stables, en baisse de 7 % seulement par rapport au quatrième trimestre. Mais d'ici la mi-exercice, en rétrospective, le premier trimestre apparaîtra probablement comme le calme avant la tempête.

Dans ce numéro du rapport Venture Pulse, nous nous penchons sur diverses tendances à l'échelle régionale et mondiale, dont les suivantes :

  • Les implications de la COVID-19 sur les régions clés
  • L'augmentation de la demande de modèles d'affaires numériques
  • La hausse des investissements de bienfaisance dans des entreprises s'affairant à relever les défis de la COVID-19
  • Les ramifications à long terme de la pandémie sur les tendances potentielles en matière d'investissement

Au Canada, tout a commencé sur une note positive avec la création, par Georgian Partners, d'un fonds de capital de risque privé d'un milliard de dollars, une première au pays. Bien que ce nouveau fonds témoigne de la vigueur sous-jacente du marché canadien, les transactions et les investissements ont chuté brusquement dans le reste du trimestre, au moment où la COVID-19 venait jeter une ombre au tableau.

Les investissements en capital de risque au Canada ont fléchi de 51 %, passant de 1,17 milliard de dollars américains au quatrième trimestre à 702 millions de dollars américains au premier trimestre. Le nombre de transactions conclues a diminué de 40 %.

Avec l'interruption sans précédent des activités à l'échelle internationale, on s'attend à ce que le deuxième trimestre soit tout aussi terne. Qu'à cela ne tienne, le marché mondial du capital de risque recèle une énorme quantité de liquidités, que les investisseurs pourront mettre à contribution dès qu'ils auront une meilleure idée de la durée et de l'ampleur de la récession.

En effet, l'écosystème canadien du capital de risque est suffisamment solide et bien établi pour résister au courant descendant. D'ailleurs, de nombreux investisseurs canadiens en capital de risque et en placements privés travaillent à distance pour faire avancer les transactions en cours, par le moyen de conférences, de réunions et de présentations virtuelles.

Dans cette nouvelle normalité, on s'attend à ce que les investisseurs canadiens soient moins tolérants envers les nouvelles entreprises qui flambent leur capital et qu'ils examinent leurs plans pour savoir quand et comment elles comptent devenir rentables. Aussi, ils voudront investir dans des sociétés offrant une forte proposition de valeur.

Pour l'heure, cela signifie le maintien de la capitalisation des portefeuilles et fonds en capital de risque, dans les sociétés de télémédecine, de télésanté, d'intelligence artificielle, des sciences de la vie et de biotechnologie, et dans les jeunes pousses qui cherchent à résoudre des problèmes concrets au moyen de solutions numériques.

Au cours du trimestre, l'Office d'investissement du régime de pensions du Canada a investi 20 millions de dollars dans une société biopharmaceutique de Hamilton, en Ontario. Pour sa part, le Fonds de solidarité FTQ s'est engagé à investir 100 millions de dollars par année dans les entreprises et fonds de capital de risque du secteur de la biotechnologie au Canada, et a persuadé un fonds d'investissement européen à injecter des capitaux de départ dans de 15 à 20 sociétés ayant germé dans des universités québécoises.

Alors que nous attendons tous la fin de la pandémie en soutenant de notre mieux les travailleurs de la santé de première ligne, prenons un moment pour réfléchir au type d'économie qui nous attend au retour de la pause. Tout ne sera pas comme avant une fois arrivé au plateau de la courbe; le coronavirus aura un impact sociétal profond dans les sphères du travail, de l'éducation, de la médecine, des chaînes d'approvisionnement et des modalités de paiement, entre autres.

En période de crise, les Canadiens tendent à donner le meilleur d'eux-mêmes. L'esprit entrepreneurial est florissant et une collaboration incroyable s'opère entre les secteurs public et privé pour trouver les fournitures médicales nécessaires et pour aider financièrement ceux qui en ont le plus besoin actuellement.

Par ailleurs, la crise dévoile aussi de nombreuses inefficiences qui, ensemble, réunissent bout à bout notre économie; de là l'importance des technologies et solutions numériques. Déjà, à mesure que la pandémie progresse, il est possible de tirer des leçons. Lorsque le pire sera passé, il faudra déterminer et revoir les domaines à améliorer. Et comme le disait Tomas A. Edison pour inspirer ses troupes : « S'il y a une meilleure façon de le faire… trouvez-la!

Le moment est venu de faire preuve d'ingéniosité.

© 2020 KPMG s.r.l./S.E.N.C.R.L., société canadienne à responsabilité limitée et cabinet membre du réseau KPMG de cabinets indépendants affiliés à KPMG International Cooperative (« KPMG International »), entité suisse. Tous droits réservés.

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