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L’audit et le nuage: ciel bleu à l’horizon?

L’audit et le nuage: ciel bleu à l’horizon?

Le nuage permettra-t-il aux auditeurs de faire leur travail mieux ou plus facilement?

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Les organisations qui font migrer d'énormes quantités de données vers le nuage font maintenant partie intégrante de l'ère du numérique. Le nuage représente un nouveau paradigme en informatique – réduction des coûts d'entreposage et d'exploitation pour les sociétés, souplesse accrue, possibilité d'ajuster la capacité à la hausse ou à la baisse, fonctionnalités renforcées et puissance de traitement accrue.

Bien que certaines entreprises préfèrent conserver leurs données sur des serveurs situés dans leurs locaux, il ne fait aucun doute que la migration vers le nuage s'accentue.

Mais qu'en est-il de l'audit? Le nuage permettra-t-il aux auditeurs de mieux faire leur travail, ou de le faire plus facilement?

L'audit et le nuage

La réponse à cette question est « oui ». Un environnement infonuagique peut rendre l'audit plus centralisé, plus facile d'accès entre différentes zones géographiques et plus efficient. Par exemple, dans le cas d'une multinationale qui fonctionne dans le nuage, peu importe qu'une transaction soit effectuée au Canada, aux États-Unis ou en Inde, elle sera enregistrée de manière centralisée dans un environnement infonuagique particulier et mise à jour ou reprise en conséquence dans l'ensemble des systèmes propres à chaque région. Dans le cadre de cette transition, les auditeurs devront repenser la façon dont ils tentent de traiter les mêmes risques, ce qui pourrait varier considérablement du fait de l'introduction de contrôles automatisés centralisés supplémentaires.

Les audits faisant appel de plus en plus au numérique, les auditeurs devront recueillir davantage de données numériques à des fins d'analyse avancée. Ces données seront accessibles dans le nuage en tout temps, et les auditeurs par-delà les frontières seront en mesure d'interagir de façon beaucoup plus fluide. Le nuage pourrait donc aider les auditeurs à extraire des données qui peuvent être plus difficiles à repérer dans un progiciel de gestion intégré et dans d'autres systèmes physiques. L'information peut également être archivée de manière plus accessible. De plus, les données conservées dans le nuage sont interrogeables et, dans l'avenir, un auditeur pourrait très bien lancer des recherches complexes au moyen d'un assistant numérique à commande vocale et d'outils avancés faisant appel à l'intelligence artificielle, par exemple en disant : « Chercher les factures de 2017 concernant les sociétés A et B et trouver cet élément particulier ».

L'accès aux données pourrait également gagner en mobilité grâce au nuage, ce qui permettrait aux auditeurs de travailler à distance plus efficacement. Compte tenu de la nature centrique de la structure en nuage et de l'utilisation de contrôles d'accès tels que la technologie de la reconnaissance faciale et diverses techniques de cryptage, les données sont plus sécurisées que celles conservées dans des archives physiques, auxquelles des personnes non autorisées pourraient accéder.

Qui plus est, comme les technologies infonuagiques donnent lieu à des transformations radicales dans les processus, notamment en matière d'automatisation et de centralisation, les sociétés doivent établir une stratégie leur permettant de mettre à profit ces technologies pour la génération automatisée d'éléments probants et leur analyse. Alors que les objectifs du contrôle peuvent rester les mêmes pour les organisations, les auditeurs devront repenser leur façon de tester les contrôles. L'automatisation permettra aux organisations d'exercer leurs activités en ayant le moins d'interventions possible de la part des utilisateurs, ce qui réduira les erreurs et générera des pistes d'information détaillées. La centralisation des données permettra aux auditeurs d'examiner l'information de systèmes spécifiques et les aidera à consacrer le niveau d'effort approprié aux aspects pertinents dans le cadre de l'examen.

Adopter le nuage, c'est aussi accepter de relever les défis qui en découlent. Compte tenu des nouveaux concepts, des nouvelles technologies et de la mise en œuvre d'environnements et de solutions infonuagiques, les auditeurs devront posséder une certaine compréhension de la technologie afin d'observer et d'analyser ces nouvelles méthodes, et de les utiliser judicieusement pour réaliser des audits de meilleure qualité.

L'audit de l'avenir sera hébergé dans le nuage

Grâce à la science des données, à l'analyse complexe et aux nouvelles technologies qui tirent parti du nuage, les auditeurs peuvent renforcer leur jugement, leur expérience et leur esprit critique. KPMG Clara, notre nouvelle plateforme intelligente d'audit, est conçue pour être hébergée par Microsoft Azure sur un réseau privé en nuage, offrant ainsi de la souplesse ainsi que des contrôles et une sécurité de haut niveau. KPMG Clara favorise le caractère évolutif de l'analyse de données avancée et permet d'augmenter la capacité autant que nécessaire, par exemple durant les périodes de pointe. KPMG Clara est la pierre angulaire de l'audit de l'avenir.

Qualité de l'audit accrue?

Comme nous l'avons vu, le nuage peut permettre de trouver les données nécessaires pour l'audit plus facilement et plus rapidement, en élargissant la fonction de recherche et en améliorant la précision des requêtes de l'auditeur.

L'utilisation du nuage, combinée à d'autres nouvelles technologies comme l'automatisation des processus robotisés et l'intelligence artificielle, pourrait également faciliter l'analyse de l'intégralité des ensembles de données.

Le nuage, associé à d'autres technologies, constitue donc un facteur déterminant de la qualité de l'audit.

Qu'est-ce que le nuage?

L'infonuagique consiste en des services informatiques et des capacités de stockage qui sont offerts par le biais d'Internet (« le nuage »). Les fournisseurs de services infonuagiques tels que Microsoft offrent des services informatiques et de stockage qu'ils hébergent eux-mêmes, ce qui signifie que les sociétés ne sont pas nécessairement obligées de gérer leurs propres serveurs dans leurs locaux et d'investir à cet égard. Comme le nuage est virtuel, il offre des capacités, une rapidité et des possibilités de configuration nettement supérieures à celles des serveurs physiques traditionnels. Il existe trois principaux types de nuage : public, privé et hybride. Le nuage public est détenu et exploité par le fournisseur de services infonuagiques, et les utilisateurs « louent » de l'espace de stockage et de la capacité dans un environnement partagé. Le nuage privé est utilisé par une seule organisation, de manière exclusive, et il peut être situé dans le centre de données de la société, dans ses locaux, ou être hébergé par un tiers fournisseur. Le nuage hybride est une combinaison des deux autres types de nuage.

Il existe trois principaux types de services infonuagiques :

  • Infrastructure-service – Catégorie la plus basique, qui implique la location d'infrastructures informatiques.
  • Plateforme-service – Prodigue un environnement sur demande aux fins de la conception, des tests, de la fourniture et de la gestion d'applications logicielles.
  • Logiciel-service – Méthode de fourniture d'applications logicielles par le biais d'Internet, sur demande et habituellement sur abonnement.

Lors de la mise en œuvre de solutions infonuagiques, les sociétés devraient être au fait des questions entourant l'hébergement des données ainsi que des responsabilités inhérentes à la sécurité des données dans le contexte de la relation avec leur fournisseur de services infonuagiques.

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