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Rapport Venture Pulse, T1 2019

Rapport Venture Pulse, T1 2019

Le plus récent rapport trimestriel de KPMG Entreprise sur les tendances mondiales en matière de capital-risque

Sunil Mistry

Associé en audit, KPMG Entreprise et Technologie, médias et télécommunications

KPMG au Canada

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Rapport Venture Pulse, T1 2019

Le plus récent rapport trimestriel de KPMG Entreprise sur les tendances mondiales en matière de capital-risque

Après un record fracassant d'investissement en capital-risque en 2018, le marché mondial a connu un premier trimestre 2019 relativement faible. À défaut de grosses sommes, le Canada a tout de même continué de susciter un vif intérêt. En effet, le pays a attiré de nombreuses transactions de taille moyenne au premier trimestre de 2019, faisant ressortir le dynamisme et la diversité du marché, notamment grâce à ses pôles d'innovation bien établis à Vancouver, Toronto, Waterloo, Ottawa et Montréal.

En mars, Lightspeed, un fournisseur de services de point de vente et de commerce électronique axé sur les petites entreprises, a amassé 240 millions de dollars dans le cadre son PAPE au Canada, ce qui en fait l'un des 10 plus importants PAPE technologiques de l'histoire de la Bourse. Cela démontre aussi que les États-Unis ne sont pas le seul marché viable pour réussir un PAPE. Entre-temps, les 42 millions de dollars mobilisés par Turnstone Biologics ont mis en évidence la vigueur continue des investissements dans la biotechnologie et les sciences de la vie au pays. Les services de plateforme ont également donné lieu à de belles transactions, notamment une ronde de financement de 40 millions de dollars par la plateforme de maintien et de gestion d'actifs Fiix, et de 30 millions de dollars par la plateforme pour véhicules connectés Mojio.

De plus amples renseignements sur ces transactions et d'autres, au Canada et ailleurs dans le monde, sont présentés dans le dernier rapport Venture Pulse de KPMG Entreprise, qui suit et analyse les tendances mondiales du capital-risque sur une base trimestrielle.

Téléchargez le rapport

Dans l'entretien qui suit, Sunil Mistry, associé au sein du groupe KPMG Entreprise de Toronto et spécialisé dans le secteur Technologie, médias et télécommunications, apporte un éclairage supplémentaire sur l'état actuel du capital-risque au Canada.

***

Q. Il n'y a pas eu de transactions particulièrement importantes qui se sont démarquées au Canada au dernier trimestre, mais il y en a eu quelques-unes de l'ordre de 10 à 15 millions de dollars. Que pensez-vous de l'ensemble des transactions?

R. Je ne peux pas dire que je connaissais toutes ces entreprises, mais j'ai examiné un certain nombre d'entre elles et je pense que ce qui est intéressant, c'est que la majorité de ces transactions sont liées à une technologie quelconque.

Q. Pouvez-vous nous donner une idée de l'ampleur du PAPE de Lightspeed par rapport aux autres PAPE au Canada?

R. Je n'ai pas suivi l'évolution de ce PAPE depuis son lancement, mais le fait est que nous ne voyons pas beaucoup de PAPE ces jours-ci, et le fait d'en avoir un est bon pour le secteur et pour le pays. Nous avons parlé de l'absence de PAPE tout au long de l'année dernière, alors le fait d'en avoir un si tôt dans l'année peut laisser penser que le marché des PAPE sera assez robuste cette année.

Q. Selon vous, quelles sont les perspectives canadiennes pour les PAPE?

R. Beaucoup d'entreprises ont parlé d'emprunter cette voie, et je m'attends à ce que bon nombre d'entre elles qui voulaient aller de l'avant l'an dernier envisagent de le faire en 2019.

Il y aura encore beaucoup de transactions et une grande partie de ces entreprises seront vendues à d'autres fonds de capital-investissement, ou procéderont peut-être à un PAPE à partir de ces fonds. Entre-temps, de nouveaux fonds seront également injectés dans le système. J'ai parfois l'impression de radoter, mais je pense que tout ce dont nous avons parlé au cours de la dernière année s'applique encore aujourd'hui, comme les faibles taux d'intérêt – il y a eu quelques hausses ici et là, mais pas autant que les marchés le prévoyaient, selon moi.

Q. L'Association canadienne du capital de risque et d'investissement vient de publier un rapport sur l'année 2018, dans lequel elle affirme que 70 % des transactions de capital-risque au pays étaient évaluées à moins de 5 millions de dollars, ce qui témoigne de la robustesse du marché canadien. Quelle est votre réaction?

R. Cela ne m'étonne pas. Le Canada n'a pas un très grand bassin de licornes en soi. Parmi les entreprises du pays, qu'elles soient établies à Vancouver, à Toronto, à Waterloo, à Ottawa ou à Montréal, nombreuses sont celles qui cherchent à obtenir du financement. Je ne suis donc pas surpris de voir ce genre de chiffre.

Si on regarde toutes les transactions conclues jusqu'au 5 mars, il n'y en a pas de 100 millions de dollars, mais il y en a de 15, 40, 22 et 32 millions de dollars. Je crois que cela dépend aussi de l'argent qui doit être dépensé à même ces fonds. Ce qui risque également de se produire, à mon avis, c'est un cycle d'effondrement des fonds initiaux d'il y a trois à cinq ans, parce que l'argent doit être redistribué aux détenteurs de fonds.

Q. Quelques trimestres se sont écoulés depuis que nous avons parlé du soutien gouvernemental à l'écosystème du capital-risque et de la technologie, avec des programmes comme le Plan d'action sur le capital de risque (PACR) et l'Initiative de catalyse du capital de risque (ICCR). Que pensez-vous de l'avancement de ces programmes et d'autres initiatives gouvernementales visant à soutenir le marché?

R. Ces fonds demeurent également actifs. D'un point de vue gouvernemental, la RS-DE continue d'être un moteur important. Le Programme d'aide à la recherche industrielle (PARI) est lui aussi très actif.

Q. Que pensez-vous de ce que certains géants américains de la technologie ont fait au Canada?

R. Il est vrai que, tout au long de la dernière année et du dernier trimestre, il ne passait pas quelques jours sans qu'un communiqué de presse soit publié pour annoncer qu'une des grandes sociétés technologiques américaines ouvrait un centre d'IA à Toronto ou de développement à Waterloo. Je reviens à ce que j'ai déjà dit dans le passé, à savoir que le Canada est un environnement sûr, doté d'un excellent bassin d'emplois et de ressources. Il y a beaucoup d'infrastructures. Pour bon nombre de ces sociétés, il est tout simplement logique d'essayer d'accroître leur présence ici. La plupart d'entre elles sont déjà établies au pays, et beaucoup de nouveaux marchés verticaux les intéressent – l'IA étant le plus courant. Du côté de l'automobile, nous avons assurément une grande base manufacturière, et certains de ces géants se tournent vers les voitures autonomes et d'autres technologies liées au transport.

Q. Nous avons déjà discuté du domaine des TIC et du fait qu'il s'agit en quelque sorte du secteur dominant au Canada. Avez-vous des nouvelles à ce sujet ou sur d'autres secteurs de l'industrie?

R. Les TIC sont encore un important moteur dans les marchés canadiens à forte croissance. Le secteur des soins de santé et des technologies connexes demeure également très actif. Dans le contexte canadien, la nature du système de soins de santé offre la possibilité de créer une foule d'entreprises de ce genre pour contribuer à résoudre les problèmes médicaux et logistiques. Il y en a déjà beaucoup, et je crois que nous en verrons de plus en plus.

Q. La Conférence Collision aura lieu à Toronto cette année. Avez-vous quelque chose à dire à ce sujet, par exemple dans quelle mesure cela témoigne de la force du marché torontois ou canadien de capital-risque, et quel est le niveau de croissance que vous prévoyez?

R. La conférence Collision sera palpitante pour la ville, tout comme pour KPMG. Je n'ai jamais assisté à cet événement particulier à la Nouvelle-Orléans, mais j'ai assisté au Web Summit pendant quelques années, qui fait partie du même groupe de conférences. Il va sans dire que la ville sera très animée pendant cette période. Elle va accueillir une foule de personne et d'entreprises de partout dans le monde, et cela permettra certainement de mettre en lumière de jeunes pousses canadiennes et d'autres entreprises à forte croissance ayant dépassé le stade du démarrage. Nous verrons une affluence d'investisseurs et de grands conglomérats – que ce soit Apple, Google ou Amazon – ainsi que des acteurs de toutes sortes d'autres industries concernées. Il n'y a pas que la conférence Collision – nous commanditons et accueillons un autre événement qui aura lieu dans les prochains mois, la conférence Future Innovation SportsTech World Series. C'est exaltant de voir qu'il y a tant d'événements de ce genre qui souhaitent venir à Toronto. C'est la ville tout indiquée pour cela, ce qui en fait un choix logique.

Q. Qu'est-ce qui est à surveiller à l'avenir? Y a-t-il d'autres thèmes importants?

R. Je pense que ce sera une année intéressante. L'autre jour, j'ai lu un article dans lequel quelqu'un disait quelque chose comme : « Je dis depuis sept ans qu'il y a forcément un ralentissement ou autre qui s'en vient, mais ce n'est toujours pas arrivé. » Certes, on entend des rumeurs au sujet d'une hausse potentielle des taux d'intérêt et de l'impact que cela pourrait avoir. Mais d'un autre côté, comme nous l'avons observé au premier trimestre, le marché demeure solide. Il n'est peut-être pas à son sommet, comme nous l'avons vu au cours des trimestres ou des années antérieurs, mais les chiffres montrent encore qu'il y a beaucoup d'activité.

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