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Entreprises en démarrage et entreprises pionnières

Entreprises en démarrage et entreprises pionnières

Entreprises en démarrage et entreprises pionnières

Article coécrit par Jeffrey Smith, associé et leader national, Infrastructure, administrations publiques et santé, et Drew Baillie, directeur principal, Services-conseils – Management, KPMG au Canada

Le Canada s'impose de plus en plus comme centre névralgique des technologies émergentes, mais l'éclosion de ce potentiel dépend de sa capacité à attirer et à soutenir les pionniers de l'industrie d'aujourd'hui. Il faut dès maintenant maîtriser les risques auxquels les entreprises en démarrage sont exposées. Les domaines les plus critiques sont le recrutement de talents, l'accès aux capitaux et l'adoption d'une réglementation qui favorise la croissance.

En clair, le Canada manque de main-d'œuvre spécialisée en technologie de pointe. Nos collèges et nos universités ne forment tout simplement pas assez de candidats pour suffire à la demande dans les technologies émergentes telles que l'intelligence artificielle, l'automatisation et l'IdO. Nous devons non seulement renouveler l'intérêt national à l'égard du perfectionnement des compétences et de la création d'emploi, mais aussi prendre des mesures concrètes pour rendre le Canada plus concurrentiel par rapport à ses pairs sur la scène mondiale.

Le gouvernement pourrait aussi prendre des mesures pour aider les entreprises technologiques à s'implanter et à prospérer. Il faut faciliter l'accès des entrepreneurs aux subventions et au financement ainsi qu'aux ressources et aux services aux entreprises de première importance. Nous devons aussi favoriser l'établissement d'une économie fondée sur l'échange de données qui soit plus ouverte et mieux sécurisée en décloisonnant les services gouvernementaux, en reliant les ensembles de données et en examinant les données du point de vue des clients.

Plus encore, le gouvernement lui-même pourrait soutenir la croissance des entreprises en démarrage en instaurant un marché plus viable et plus tolérant. Pour ce faire, il doit aplanir les obstacles de la réglementation, faire en sorte que les afflux de capitaux soient fiables et constants et adopter un mode d'approvisionnement où les appels d'offres cernent le problème, et non sa solution. Il lui faut augmenter sa tolérance au risque et se montrer patient dans son soutien à l'innovation.

Par ailleurs, le Canada a besoin d'un cadre réglementaire plus souple, capable de s'adapter rapidement aux nouvelles technologies à mesure qu'elles se présentent et de régler les questions de propriété et de confidentialité des données, de sécurité des nouvelles technologies, de certification des algorithmes et de politiques en matière de main-d'œuvre.

Enfin, pour attirer les leaders de demain en technologie, le Canada doit se montrer à l'avant-garde de la révolution de la 5G. Il ne fait aucun doute que la 5G s'apprête à redéfinir tous les aspects de notre quotidien et qu'elle permettra aux entreprises de repousser les frontières dans une multitude de domaines : intelligence artificielle, automatisation, IdO, réalité augmentée et plus encore. Les pays qui seront les premiers à tenir une vente aux enchères du spectre 5G donneront aux entreprises la possibilité de s'emparer de la technologie et des brevets et d'avoir un tour d'avance. Le Canada aurait donc intérêt à devancer sa vente aux enchères du spectre 5G afin qu'elle ait lieu dès 2019 plutôt qu'en 2020.

Pour prendre sa place sur la scène mondiale, le Canada doit commencer par faire une place aux meilleures entreprises en démarrage. La concurrence pour attirer les meilleurs talents en technologie s'intensifie, et c'est maintenant ou jamais qu'il faut faire du Canada un carrefour collaboratif qui soutient les entreprises pionnières du secteur technologique.