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Automatisation intelligente des processus

Automatisation intelligente des processus

Automatisation intelligente des processus

Article coécrit par François Gaudreau, associé, Exploitation, Services-conseils – Management, KPMG au Canada

On est souvent porté à penser que l'automatisation intelligente des processus (« AIP ») va éliminer des emplois occupés par des êtres humains, mais c'est tout à fait faux. Même dans leur forme la plus basique, les technologies d'automatisation servent à simplifier les processus, à accélérer la prestation des services et à libérer les employés du gouvernement pour qu'ils consacrent temps et énergie à des services publics qui soient réellement porteurs.

L'AIP n'entraînera pas une montée des machines. Au contraire, c'est grâce à elle que le vrai potentiel humain sera libéré.

Rapides et de nature non invasive, les technologies d'AIP rendent les modèles de gestion du gouvernement plus adaptables, précis, rentables et réactifs aux besoins des collectivités. Plus encore, elles créent de meilleures efficiences, rehaussent la sécurité et la gouvernance des données et donnent la chance aux fonctionnaires de se concentrer sur des activités ayant une plus grande valeur ajoutée.

Le prix d'entrée est peu élevé et les choix sont variés. Les technologies d'automatisation comprennent aussi bien des applications à base de règles que des outils intelligents capables de raisonnement et d'apprentissage. Une foule de solutions testées, fiables et prêtes à l'emploi sont déjà sur le marché. Le gouvernement aurait tout avantage à commencer modestement, en implémentant des technologies à base de règles (automatisation des processus par la robotique et automatisation assistée) pour améliorer les résultats de ses missions, puis à recourir à d'autres méthodes cognitives diverses (intelligence artificielle, analytique prédictive, traitement du langage naturel, etc.) à mesure que les occasions se présenteront.

En termes simples, disons que les technologies d'AIP sont fin prêtes à faire leur entrée dans le secteur public. Elles peuvent être adoptées moyennant des perturbations très limitées, s'intègrent sans heurt aux systèmes existants et fonctionnent 24 heures sur 24.

Comme chaque fois qu'un nouveau membre se joint à l'équipe, certaines mesures doivent toutefois être prises pour favoriser la symbiose entre la personne et la machine. Il faut ainsi cerner les processus susceptibles d'être automatisés, effectuer une « validation de principe » et former le personnel à la collaboration avec ses nouveaux « collègues » numériques. Mais avant tout, il faut élaborer un plan de mise en œuvre pour donner aux outils d'automatisation la chance de produire des avantages immédiats et durables.