close
Share with your friends
Un gouvernement connecté

L’avenir numérique du Canada

L’avenir numérique du Canada

Article coécrit par Sylvia Kingsmill, associée et leader nationale, Confidentialité numérique et gestion de l’information, et Armughan Ahmad, associé directeur canadien, Solutions numériques et technologiques, KPMG au Canada

Les ambitions numériques du Canada prennent de la vitesse, mais nous avons du rattrapage à faire avant de rejoindre, voire diriger, le peloton de tête. Voilà pourquoi KPMG est fier de compter parmi les organisations que l'honorable Navdeep Singh Bains, ministre de l'Innovation, des Sciences et du Développement économique, a consultées avant de définir les objectifs du pays dans le domaine du numérique et d'élaborer la feuille de route de sa transformation.

Nos consultations demandent entre autres que nous analysions d'un œil critique la maturité numérique du Canada, les mesures déjà prises en vue d'un virage numérique, ainsi que les tendances et les enjeux qui définiront les étapes suivantes. Pour ce faire, nous avons fait appel à des conseillers stratégiques de l'ensemble du réseau de KPMG pour examiner les principales questions, tendances et stratégies qui façonneront notre avenir numérique.

« En technologie, cinq superpuissances mènent la révolution des économies numériques : l'infonuagique, les données, l'IA, la mobilité et l'Internet des objets. Le Canada doit décider de quelle façon il veut participer à cette révolution et contribuer à l'avancement et à l'adaptation de ces perturbations. »

Armughan Ahmad, associé directeur canadien, Solutions numériques et technologiques, KPMG au Canada

Plusieurs défis nous attendent. En dépit du succès que connaît le Canada dans l'implantation de carrefours d'innovation un peu partout au pays, et malgré nos avancées, remarquées dans le monde entier, dans les domaines de l'intelligence artificielle (« IA »), de l'automatisation et des outils d'analyse de données, nous accusons un retard sur la scène mondiale. Nous avons pris plus de temps à commercialiser l'innovation, à favoriser l'éclosion de talents en STIM (science, technologie, ingénierie et mathématiques) et à sensibiliser et à intéresser les Canadiens aux ressources et aux procédés novateurs. Par ailleurs, l'accès généralisé à des services Internet à haute vitesse fiables et abordables est un véritable défi dans notre géographie surdimensionnée, tandis que la concurrence internationale favorise l'exode des nombreux experts en technologie et en innovation qui font carrière à l'étranger.

Ces obstacles sont importants, mais ils sont loin d'être insurmontables. Pour accroître notre potentiel, voici ce qu'il faut faire :

  • Voir grand – Pour nous mesurer aux géants internationaux, nous devons voir plus grand. Le Canada devrait modifier une partie de ses programmes de croissance fédéraux pour qu'ils soutiennent les sociétés en expansion très performantes, à la fois pour favoriser le développement d'experts techniques et pour créer une communauté d'entreprises numériques bien établies. Nous devons aussi mieux exploiter les études novatrices produites par nos universités et nos collèges, de façon à ce que les découvertes et les réflexions de nos chercheurs reçoivent l'attention et la reconnaissance mondiales qu'elles méritent.
  • Veiller à l'éclosion des talents – Même si la robotique, l'IA et l'automatisation ont fait des bonds prodigieux, les stratégies numériques canadiennes ne sauraient durer et progresser sans le savoir-faire humain. Pour cultiver l'expertise en STIM, nous devons repenser le contenu même des programmes d'étude, tracer de nouveaux cheminements vers les carrières dans ces domaines, élargir notre stratégie globale de compétences, explorer de nouveaux moyens pour attirer les talents internationaux et favoriser l'innovation grâce à des mesures telles que la création d'un centre de collaboration pour les talents et les compétences dans le domaine numérique.
  • Montrer l'exemple – Pour inspirer la transformation numérique, le gouvernement canadien doit mettre en pratique ses propres conseils. Il doit lui-même prendre le virage numérique dans ses interactions avec la population, ses opérations et son exploitation de la technologie, afin d'offrir des services publics plus efficaces, plus connectés et plus fiables à la grandeur du pays.
  • Promouvoir une réglementation axée sur les résultats – Il faut donner aux entreprises technologiques en démarrage du Canada les moyens de prendre de l'expansion et d'innover au même rythme que leurs concurrentes du reste du monde. Le gouvernement doit apporter sa contribution en réglementant l'industrie de façon à favoriser l'expérimentation, la souplesse et l'adaptation. Si les entreprises sont sans cesse ralenties par des tracasseries administratives et des procédures fastidieuses, elles n'auront pas assez de marge de manœuvre pour se tailler une place dans le monde numérique, où l'IA prend de l'importance et exige une grande capacité d'adaptation.
  • Encourager la société numérique – Le virage numérique demande un accroissement des investissements dans les technologies. Le Canada consacre actuellement 2,2 % de son produit intérieur brut nominal aux technologies numériques, tandis que la moyenne des pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques (« OCDE ») est de 2,7 %. Il faut prioriser et accélérer la connectivité universelle, égalitaire et abordable, encourager l'adoption des technologies numériques par les entreprises, et réaliser des campagnes promotionnelles diversifiées.
  • Tirer profit de la propriété intellectuelle et de la valeur des données – Nous devons faire en sorte que les entreprises et les créateurs canadiens puissent monétiser et protéger leurs données et leur propriété intellectuelle. Pour ce faire, nous pouvons par exemple actualiser la législation sur la protection des données ainsi que les normes nationales et internationales sur l'IA et l'utilisation éthique de systèmes décisionnels automatisés, de même que mettre sur pied un conseil consultatif sectoriel national, investir dans l'application de l'IA et dans une économie fondée sur les données, créer de vastes bibliothèques de données ouvertes, et intégrer la stratégie de propriété intellectuelle du Canada aux programmes de financement de l'État.

Dans une aventure de cette ampleur, il est préférable d'être bien entouré. Voilà pourquoi, en plus de s'atteler aux objectifs ci-dessus, KPMG a mobilisé les autres cabinets membres de son réseau pour discuter des moyens dont dispose le pays pour faire appel aux compétences nécessaires et préparer le terrain aux villes, aux entreprises et aux administrations « intelligentes » de l'avenir.

Poursuivez votre lecture pour en savoir plus sur notre avenir numérique.

Réalisons-le.