• Denis Trottier, Author |

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En tant que responsable de la promotion de la santé mentale chez KPMG au Canada, mon moment préféré de l'année est sans doute un peu inhabituel. De quel moment de l'année parle-t-on? En ce moment même, c'est la Semaine de la santé mentale de l'Association canadienne pour la santé mentale. Cette semaine nous rappelle à tous de prendre une pause pour réfléchir à ce que nous faisons pour favoriser notre propre santé mentale et celle des personnes qui nous entourent.

Cette pause n'a jamais été aussi importante qu'en ce moment. Compte tenu des restrictions qu'impose la pandémie à nos concitoyens à l'échelle nationale et internationale, nous traversons une période difficile où la santé mentale de la plupart d'entre nous n'est pas au beau fixe. KPMG a récemment publié les résultats d'un sondage qui a révélé que 54 % des Canadiens affirment que la COVID-19 a eu un impact durable sur leur santé mentale. Cela veut dire qu'il est très probable qu'un membre de votre équipe, de votre famille, ou un voisin vive des difficultés psychologiques, même si ce n'est pas votre cas. Voilà qui illustre l'importance pour chacun d'entre nous de rester attentif à son bien-être et de veiller sur les autres.

Pour moi, être attentif à la santé mentale, cela passe par les petites choses. C'est pourquoi j'aime le nouveau slogan de la campagne annuelle « On cause pour la cause » de Bell : « chaque geste compte ». J'en ai d'ailleurs parlé dans ma dernière publication. En prenant part à des actions continues et en suivant les nouvelles informations et connaissances pour améliorer notre compréhension, nous découvrirons de nouveaux outils pour développer notre résilience.

Passer à l'action peut être aussi simple que de reconnaître le défi que cela représente. Mon expérience personnelle m'a appris que les signes peuvent facilement passer inaperçus et être confondus avec des inquiétudes ou du stress d'ordre général ; choses qui nous semblent faire partie du quotidien. Il nous faut être attentifs à notre propre bien-être, comme nous le ferions pour les autres. En réfléchissant, il est possible de repérer certaines constantes, ce qui peut nous inciter à tendre la main et à chercher de l'aide.

Pour passer à l'action, il faut également prendre conscience de la façon dont nos comportements, nos paroles et nos suppositions peuvent affecter les personnes qui nous entourent. Chez KPMG, nous avons récemment organisé un séminaire sur la lutte contre le racisme envers les Asiatiques, au cours duquel un certain nombre de nos collègues ont témoigné des expériences qu'ils ont vécues en matière de préjugés, de racisme ou de microagressions. Intentionnels ou non, ces commentaires peuvent avoir un profond impact sur la santé mentale et le bien-être d'une personne.

Je suis ressorti de ce séminaire avec une nouvelle compréhension du rôle que j'ai pu jouer dans de telles situations par le passé. Cette prise de conscience m'aidera à mieux agir et à être un meilleur allié dans le futur. Grâce à la sensibilisation et à l'éducation, tout le monde peut apprendre à changer de comportement et de discours et, surtout, à agir de manière positive.

La dernière fois, j'ai parlé des 5 règles d'or de Jack.org pour discuter de santé mentale. Celles-ci sont et resteront très précieuses. Ce coup-ci, je voudrais vous laisser avec un autre outil à ajouter à votre trousse pour la santé mentale : l'ALEC, quatre étapes simples, qui favorisent également les conversations sur la santé mentale, dont le mouvement Movember fait la promotion. Voici les étapes à suivre :

A : Ask (demander)

L : Listen (écouter)

E : Encourage actions (encourager la prise de mesures)

C : Check in (prendre des nouvelles)

La pandémie nous a permis à tous de prendre conscience de l'importance de sa santé mentale. À l'occasion de la Semaine de sensibilisation à la santé mentale, je vous mets au défi de poser un geste afin d'ajouter un outil à votre trousse de santé mentale.

Puis-je suggérer de lancer une conversation avec quelqu'un que vous aimez, à l'aide d'ALEC ou des règles d'or?