• Marc Low, Author |
  • Josh Hasdell, Author |
4 minutes de lecture


​Voici les faits : la grande majorité des sociétés présentent un modèle d'affaires linéaire, soit une approche « prendre, utiliser, jeter », plutôt qu'un modèle régénérateur. Mieux connu sous l'appellation « économie circulaire », le modèle d'économie régénérative est un moyen pour les entreprises et la société de transformer la façon d'exercer des activités. Il ne s'agit pas d'une finalité, mais d'un parcours continu, qui embrasse donc le concept au cœur de la circularité.

Une approche circulaire consiste à extraire pleinement la valeur d'un produit avant qu'il ne soit recyclé ou réutilisé, ce qui contribue par le fait même à réduire les déchets, la consommation d'énergie et les effets sur l'environnement. Elle peut nous aider à atteindre les cibles et jalons en matière d'ESG, et à nous assurer d'utiliser nos ressources de façon durable, que ce soit en récupérant des composantes de produits en fin de vie ou en fabriquant des biens d'une manière fondamentalement différente.

Toutefois, il faut d'abord innover dans les modèles d'affaires pour encourager certains comportements ou certaines activités, puis restructurer l'ensemble de l'exploitation autour de ces comportements ou activités. Par exemple, il pourrait s'agir d'inciter les consommateurs à retourner des produits lorsqu'ils ont atteint la fin de leur vie afin de récupérer, de réutiliser ou de recycler des matériaux et des composants.

Atteindre les objectifs ESG en suivant les principes de l'économie circulaire
Avant tout, l'économie circulaire a un rôle à jouer pour nous aider à atteindre nos objectifs de réduction des émissions ainsi que la carboneutralité à l'échelle mondiale, nationale et même organisationnelle. Selon la Fondation Ellen MacArthur, un groupe de réflexion mondial, le passage aux énergies renouvelables ne supprimera que 55 % des émissions mondiales (en anglais). Nous devrons éliminer les 45 % restants en changeant notre façon de fabriquer et d'utiliser les produits, les matériaux et les aliments.

Nous assistons déjà à l'émergence de modèles circulaires de logistique inverse ou de systèmes de reprise. Ces modèles semblent simples en théorie, mais une grande collaboration est nécessaire à l'échelle de la chaîne de valeur pour les mettre en œuvre, ce qui suppose de nouvelles façons de visualiser les chaînes d'approvisionnement et un changement dans l'état d'esprit du client.

Le secteur du commerce de détail et des biens de consommation a été l'un des premiers à adopter les principes de l'économie circulaire en recourant à la logistique inverse pour récupérer de la valeur à la fin de la durée de vie utile d'un produit au moyen de l'entretien, de la remise à neuf ou du recyclage. D'autres secteurs, de l'exploitation minière à la fabrication industrielle, peuvent s'inspirer du secteur du commerce de détail et appliquer ces principes d'une façon unique à leur industrie.

Heureusement, il existe plus d'une voie vers l'économie circulaire. Selon le Forum économique mondial, cinq types de modèles économiques circulaires (en anglais) s'offrent à nous :

  • Intrants circulaires : intrants renouvelables, recyclés ou recyclables utilisés dans les procédés de production
  • Économie du partage : il s'agit d'actifs partagés qui resteraient autrement inutilisés, comme un convoyeur ou un entrepôt
  • Produit-service : produit acheté pour un temps limité que les clients renvoient ensuite au fournisseur pour la refabrication ou la remise à neuf
  • Prolongation de la durée de vie des produits : lorsque les produits sont précisément conçus pour être réparés, réutilisés, remis à neuf ou recyclés
  • Récupération des déchets : lorsque les ressources et les matériaux sont récupérés des produits à la fin de leur durée de vie utile

Par où commencer?
Tout d'abord, il faut revoir son modèle d'affaires actuel et trouver comment y intégrer l'économie circulaire. Pour y arriver, il importe de reconnaître que la collaboration avec d'autres membres de sa chaîne de valeur est essentielle. Pour beaucoup d'organisations, cela nécessitera un changement de culture.

Par exemple, un détaillant qui désire adopter un modèle d'affaires circulaire doit collaborer avec les concepteurs, les fabricants de produits, les fournisseurs de transport et les partenaires d'infrastructures de recyclage des déchets, entre autres. Cette collaboration doit commencer dès le jour 1 si le détaillant désire envisager les possibilités et le rôle que joueront les intervenants.

Cela dépend aussi de la compréhension qu'il a de ses principales parties prenantes tout au long de la chaîne de valeur. Comment interagissent-elles? Comment changer fondamentalement la façon dont chacune s'inscrit dans cette dynamique? Comment un nouveau modèle d'affaires pourrait-il répondre à vos aspirations concernant les principes d'économie circulaire?

C'est là que la technologie peut jouer un rôle, même si ce n'est pas une panacée. Trouvez où certaines technologies, comme la chaîne de blocs ou les jumeaux numériques (nous approfondirons ce dernier sujet dans notre prochain billet), auront le plus d'incidence sur la concrétisation de cette vision circulaire.

Changer notre façon de faire…une fois de plus
Tout comme la transformation numérique a fondamentalement changé la façon dont les entreprises et la société fonctionnent, une transformation durable exigera le même type de parcours, et elle dévoilera de multiples possibilités, dont certaines ne peuvent même pas encore être imaginées.

Au bout du compte, l'innovation peut jouer un rôle crucial pour aider les entreprises à atteindre leurs objectifs de durabilité et à participer à une économie circulaire. Oui, la durabilité est difficile à atteindre; elle représente l'enjeu de notre génération. Mais si nous relevons le défi, nous pouvons créer un tout nouveau paradigme de développement durable.

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