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Les entreprises familiales belges préparent à passer le relais à la nouvelle génération :

  • 69% des entreprises familiales belges sont optimistes voire très optimistes quant à leur avenir
  • 75% des répondants belges veulent investir plus dans l’innovation au cours des deux années à venir
  • 84% des entreprises familiales belges considèrent la « chasse aux talents » comme leur préoccupation principale.
  • 68% des entreprises familiales belges indiquent vouloir plus tôt faire appel aux banques pour le financement de leur expansion et d'autres investissements, ce qui signifie qu'elles obtiennent 30% de plus que leurs homologues européennes, dont 41% seulement choisirait pour cette forme de financement

 

ZAVENTEM – 25/11/2019 - : Les entreprises familiales européennes restent optimistes quant à l'avenir en cette période d'instabilité économique et géopolitique. Pour ces entreprises, l'innovation, la formation ainsi que la diversification sont des priorités essentielles pour s'adapter à un monde en constante évolution, tout en gardant la préparation de la succession à l'esprit.  Ces données font partie des conclusions clés du huitième Baromètre des entreprises familiales européennes, une enquête réalisée auprès des entreprises familiales basées en Europe par KPMG Enterprise et  European Family Business (EFB). Les chercheurs ont interrogé 1 613 chefs d'entreprise familiale dans 27 pays européens pour produire le rapport de cette année

Les entreprises familiales européennes et belges restent particulièrement positives et tournées vers le futur, et ce malgré les nombreux défis sociétaux et l’époque disruptive dans laquelle elles doivent opérer. Afin de pouvoir tacler les problèmes actuels de manière efficace et centrée, elles réalisent qu’il sera plus important que jamais de miser un maximum sur l’innovation au cours des deux années à venir.

« Il est faux de croire que les entreprises familiales sont ankylosées, traditionalistes et effrayées par le changement. Les entreprises familiales sont entièrement axées sur l'innovation. À cet égard, les plus grandes ont peut-être une longueur d'avance sur les plus modestes, notamment parce qu'elles ont plus de ressources à leur disposition, mais même les petites entreprises familiales font de l'innovation leur priorité. Les familles reconnaissent que l'innovation est essentielle pour gérer correctement les risques, générer des revenus, surmonter des marges en baisse et continuer de fonctionner, » déclare Patrick De Schutter Spécialiste en entreprises familiales KPMG Belgique

Chiffres clés

  • 62 % des entreprises familiales européennes ont confiance voire très confiance en l'avenir de leurs activités pour les 12 mois à venir. L'optimisme est particulièrement franc au sein des entreprises familiales en Irlande (91 %), au Portugal (78 %) et aux Pays-Bas (67 %). La Belgique occupe la troisième place avec un score de 69%, devançant les Pays-Bas.
  • 59 % des participants ont constaté une hausse de leur chiffre d'affaires au cours des 12 derniers mois, et 28 % ont déclaré qu'il était resté stable. Les répondants belges sont plus positifs : 72% d’entre eux ont déclaré que leur chiffre d’affaires a augmenté au cours de cette période.
  • 72 % ont déclaré que l'innovation était l'une de leurs priorités pour les 2 années à venir, tout comme la formation de leur main d'œuvre (64 %) et la diversification (50 %). La Belgique suit la même tendance avec un score de 72%.
  • 63 % des participants estiment que la chasse aux talents est leur principale priorité, par rapport à 53 % l'an dernier. 62 % des participants sont également préoccupés par la baisse de leurs profits, et 60 % par les changements de réglementation. Cette préoccupation est significativement plus élevée en Belgique, où elle atteint 84%.
  • 37 % des participants constatent une augmentation de leur activité à l'internationale au cours des 12 derniers mois. En Belgique, on constate une augmentation nettement plus importante : 66% des répondants belges confient vouloir aborder de nouveaux marchés géographiques.
  • En ce qui concerne le financement de l'expansion ou d'autres investissements dans l'entreprise, la majorité (68%) des répondants belges préfèrent le faire par le biais d'un financement bancaire. C'est près de 30% de plus que le score des autres répondants européens (41%). Les entreprises familiales européennes optent davantage pour la réservation et le transfert de bénéfices. Cela peut s'expliquer par les taux d'intérêt historiquement bas que les banques belges appliquent à leurs prêts.

La succession comme priorité pour des entreprises familiales tournées vers l'avenir

La succession est vouée à devenir un sujet crucial pour les entreprises familiales européennes au cours des 5 à 10 années à venir. On estime à 15,4 billions de dollars la somme des transferts de fonds mondiaux d'ici à 2030, dont 3,2 billions uniquement en Europe. 

Au cours de l'enquête de cette année, 35 % des participants ont déclaré qu'ils essayaient de transmettre la propriété de l'entreprise à la nouvelle génération, quand 33 % prévoient de transmettre également les responsabilités liées à la gestion. Seuls 27 % ont déclaré essayer de transmettre leurs responsabilités en termes de surveillance, ce qui semble suggérer que l'ancienne génération semble vouloir veiller au grain pendant encore un moment.

Si 84 % des participants ont affirmé que leur PDG ou président était un membre de leur famille, seuls 62 % estiment qu'un membre de leur famille occupera ce poste dans les années à venir.

Parmi les répondants belges, 33% admettent vouloir transférer les rênes de leur entreprise, dont 37% des participants à l’enquête déclarent vouloir transférer la gestion entière à la génération suivante, mais seulement 26% veulent confier l’administration quotidienne à leurs enfants.

 « Les entrepreneurs belges semblent avoir plus confiance en leurs enfants mais, en parallèle, nous constatons une claire tendance à embaucher des experts externes. La numérisation et la mondialisation croissantes incitent les entreprises à engager des experts externes. Les managers externes forment un organe de consultation et affûtent les connaissances des autres collaborateurs grâce à leur regard externe, et donc objectif, sur certains sujets. Pour une organisation, cet élément revêt une importance stratégique, en plus d’avoir un impact sur l’innovation », ajoute Patrick De Schutter, Family Business Lead de KPMG Belgium.

Les entreprises familiales européennes restent fidèles au projet européen

Alors qu'une nouvelle commission européenne et qu'un nouveau parlement européen prennent les commandes, les entreprises familiales européennes sont impatientes de voir les politiques faire du commerce une priorité. Un participant sur trois (35 %) estime que la priorité de l'Union européenne devrait être de compléter le marché unique européen, et 20 % qu'elle devrait prendre l'initiative de défendre le libre-échange.

Les entreprises familiales ont également mentionné d'autres priorités comme par exemple s'assurer que le système éducatif prépare les étudiants européens aux métiers d'avenir, prendre en compte le changement climatique et réguler l'économie numérique.

««Plus que jamais, les entreprises familiales ont l'intention d'aller sur le long terme. Ils représentent environ 80% de toutes les entreprises dans le monde. Il est donc rassurant et confortable d'apprendre de ce baromètre que les entreprises familiales veulent continuer à fournir du "capital patient" pour investir dans la croissance et l'expansion de l'entreprise, à la fois géographiquement et avec de nouveaux produits et services innovants. Ceci dans le but ultime de transmettre l'entreprise de manière meilleure et plus forte à la prochaine génération et ceci en faisant un usage intelligent des talents internes et externes », conclut Patrick De Schutter, responsable de l'entreprise familiale KPMG Belgique