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Le business en France

Le business en France

Développer votre activité en pénétrant dans un nouveau marché, à quelques dizaines de kilomètres de votre siège : une excellente idée, selon l'avis de nombreuses entreprises de Flandre (occidentale). Pour franchir ce pas, quelques conditions doivent être remplies. Danilith a vécu cette expérience et a été conseillé par KPMG Eurométropole lors de la création d’une succursale en France.

Danilith, de Wortegem-Petegem, concentre ses activités depuis 1921 dans le domaine de la construction résidentielle. Elle avait déjà fait quelques premiers pas vers la France au milieu des années 80, à la demande de ses clients. À partir de 2010, lorsque la société a souhaité travailler davantage dans ce pays, elle s'est heurtée à de nombreux obstacles.

D’autres règles, d’autres législations

« Nous avons commis l'erreur d'envisager nos projets de la même manière qu'en Flandre, mais nous avons vite dû constater que l'approche du « copier-coller » ne fonctionnait pas », explique Lucas Delmulle de Danilith. « Les règles sont complètement différentes, tout comme le fonctionnement des services administratifs français : en Flandre, ils conseillent et guident, alors qu’en France, ils opèrent sur un mode plus contrôlant et répressif. Nous avons eu le sentiment d'être pris pour cible en tant qu'entreprise étrangère. »

La direction a donc estimé qu'une orientation spécialisée serait cruciale pour créer un site français en 2014. « Nous avons alors pris la bonne décision en collaborant avec KPMG Eurométropole et un représentant social (qui parle parfaitement français et possède une connaissance approfondie de la législation). Cela a permis l’instauration d’un climat plus serein. »

Approche bilatérale

« La France a développé un système très hiérarchique et rigide : tout fonctionne strictement selon les règles et normes françaises. Ceux qui s’écartent du chemin sont irrévocablement rappelés. C'est pourquoi il est essentiel que les entreprises flamandes soient guidées dans ce sens », souligne Tillo Mestdagh Jr., Partner de K law (cabinet d'avocats regroupé avec KPMG).

« Toute entreprise qui franchit le cap d'une succursale française doit en premier lieu  être bien préparée et s’établir sur une structure solide », a déclaré Andres Delanoy, Partner chez KPMG. « La communication avec les services français se fait idéalement selon une approche bilatérale. Nous examinons simultanément le défi donné sous tous les angles possibles. Pour chaque client, nous travaillons avec un responsable de clientèle (qui connaît bien l'entreprise) et un chef de projet, qui surveille et guide de près le démarrage de la succursale française. Entre autres choses, il veille à ce que le droit du travail et tous les aspects juridiques et fiscaux soient correctement renseignés. »

Toute entreprise qui franchit le cap d'une succursale française doit en premier lieu être bien préparée et s’établir sur une structure solide

- Andres Delanoy

 

Avoir un site en France est maintenant devenu réalité pour Danilith. « Le prochain défi est de trouver les ressources humaines pour développer nos activités là-bas. Cela semble moins aisé qu’en Belgique car, par exemple, il faut repartir à zéro en termes de réputation et de notoriété », poursuit Lucas Delmulle. « Dans ce contexte, élargir notre réseau s’avère essentiel. Nous croyons fermement en cette expérience française : les marges sont bonnes et c'est un marché rentable. »

« Pour les entreprises ayant des ambitions françaises, il est particulièrement important de comprendre que, quel que soit le degré de proximité de ce marché, les réglementations et la culture sont complètement différentes. Une fois ceci intégré, via un bureau spécialisé, tout se passe harmonieusement », concluent Andres Delanoy et Tillo Mestdagh Jr.

 

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